Dans une intervention médiatique d’une rare intensité, le président du Real Madrid a balayé l’actualité du club. Entre accusations de corruption contre le FC Barcelone, défense de son bilan et tacles envoyés à la presse, Florentino Pérez a réaffirmé son autorité absolue sur la Maison Blanche.
Le moment fort de cette sortie restera sans doute l’attaque frontale contre le rival catalan. Pour Pérez, l’affaire Negreira n’est pas un simple incident de parcours, mais « le plus grand scandale du football mondial ». Il a confié : « Ma relation avec le Barça est complètement rompue parce que je ne veux aucun lien avec un club qui a corrompu des arbitres pendant deux décennies. » Le président madrilène, affirmant avoir découvert l’ampleur du système il y a seulement trois ans, dénonce une « corruption systémique » et estime que l’arbitrage a coûté entre 16 et 18 points au Real cette saison. Il a d’ailleurs promis de nouvelles révélations documentées dès la semaine prochaine.
Interrogé sur les rumeurs de transferts et l’état de son groupe, le président a alterné entre fermeté et ironie. Concernant Kylian Mbappé, Pérez a tenu à protéger sa star, rappelant qu’avec son Soulier d’or, le Français ne manque pas de buts, mais que l’équipe doit globalement s’améliorer. Quant à la prolongation de contrat de Vinícius Junior, il a expliqué qu’il n’y a pas d’urgence : « Nous avons toute la saison pour en discuter », a-t-il éludé, déléguant le dossier à sa direction sportive.
Sur d’éventuels recrutements de Haaland et Yamal, s’il botte en touche pour le Norvégien, il avoue son admiration pour Lamine Yamal tout en rappelant que la situation avec Barcelone rend tout transfert impossible. Il a également expliqué : « Quand il y a un bon joueur, je vais le chercher. »
Parlant de l’entraîneur Xabi Alonso, Florentino Pérez a pris sa défense, attribuant les difficultés actuelles à l’absence de préparation estivale plutôt qu’à un mauvais choix tactique. Quant à un éventuel retour de José Mourinho, le président a soufflé le chaud et le froid, rappelant l’apport historique du Portugais tout en affirmant que ce n’était pas le moment d’en parler.
Face aux polémiques entourant les concerts au stade Santiago Bernabéu et les bruits de vestiaire (notamment le conflit entre Valverde et Tchouaméni), Pérez se pose en rempart. Il accuse les médias de mener des « campagnes » contre le club parce que celui-ci est « trop puissant ». « Je ne veux pas quitter le Real Madrid. Je veux gagner encore plus de Ligues des champions », a-t-il martelé, rappelant au passage que le club a remporté six C1 en dix ans, une performance qui, selon lui, ne semble paradoxalement pas suffire à certains critiques. Malgré une saison compliquée par les blessures et le calendrier, Pérez rappelle les deux titres déjà acquis (Supercoupe de l’UEFA et Coupe intercontinentale).
Florentino Pérez l’a bien fait comprendre : le Real Madrid ne se laissera dicter sa conduite ni par la Liga, ni par la presse, et encore moins par ses rivaux.
Jean De Dieu TRINNOU



