Pendant que la bataille fait rage autour du taux de participation et que le successeur du président Patrice Talon joue sa crédibilité sur ce même taux, la communication et les réseaux sociaux sont indispensables au travail des Béninois. Et c’est curieusement cette période que MTN-Bénin choisit pour rendre les choses difficiles pour les Béninois. D’autres pourraient penser, de l’extérieur, que le président Talon, en voulant jouer les petits dictateurs, a verrouillé Internet pour faire les choses en catimini au profit de son candidat. Ce qui est faux. Car c’est MTN-Bénin qui pèche à ce niveau. C’est la mauvaise qualité de sa connexion qui rend la chose difficile sur le réseau social WhatsApp. Alors que les services de communication du duo candidat s’activent à utiliser pleinement les réseaux sociaux pour atteindre les populations afin de les sensibiliser à la nécessité de sortir pour faire grimper le taux de participation, MTN-Bénin complique le travail, comme à dessein.
En temps normal, dans un pays tel que celui que le président Talon a lancé, le Bénin, l’organe de régulation des télécommunications, l’Arcep-Bénin, aurait tapé du poing sur la table. Mais on dit souvent que la bouche qui manque ne parle pas. Le premier responsable, Flavien Bachabi, mange. Il est en fin de contrat. Il s’en fout. Il se moque de Romuald Wadagni. L’heure n’est pas au travail, encore moins à l’efficacité. Cela fait de MTN-Bénin le roi tout-puissant. Il peut sodomiser les clients, il ne se passera rien. Romuald Wadagni n’a pas permis qu’on le mette dans le capital de l’entreprise. C’est le moment de le lui faire regretter. Et c’est exprès qu’ils ont augmenté le nombre de clients jusqu’à saturer la capacité de leur bande passante.
Le peuple peut subir et s’énerver contre le régime en place. La sanction sera que personne n’ira voter dimanche. Il n’y a personne pour sauver les Béninois des griffes et de la gourmandise de MTN-Bénin, et personne n’ira perdre son temps dans un bureau de vote.
Voilà ce qui se dit à cause de MTN-Bénin. Peut-être que Olivier Boko est dans l’actionnariat de cette boîte d’énervement. Qui sait?
Aboubakar TAKOU



