Cent jours après son installation à la tête de la commune de Tanguiéta, le maire NOMA Aboubacar a présenté, jeudi 25 juin, le bilan de ses premières actions, à l’occasion d’une séance publique de reddition de comptes organisée dans l’arrondissement central. Cette rencontre, qui a mobilisé un important public composé d’élus, de responsables locaux, de leaders communautaires, de représentants de la jeunesse, des femmes et de la diaspora, a permis à l’autorité communale de revenir sur les réalisations enregistrées depuis son entrée en fonction.

Installé le 20 février 2026 avec ses deux adjoints, le nouvel exécutif communal affirme avoir placé son mandat sous le signe de la gouvernance participative, de la transparence et de la proximité avec les populations. Dès les premières semaines, des tournées de concertation ont été organisées dans les cinq arrondissements afin d’identifier les besoins prioritaires des communautés et d’associer les différents acteurs locaux à la définition des actions à mener.
Parmi les premières réalisations mises en avant figure l’opération d’assainissement du marché central de Tanguiéta. Lancée moins de vingt-quatre heures après l’installation de la cinquième mandature du conseil communal, cette initiative a permis l’évacuation des dépôts sauvages d’ordures, le nettoyage des espaces marchands ainsi que le désenclavement de certains quartiers de la ville. Cette action a bénéficié de la mobilisation de la jeunesse, des femmes, des associations locales et de membres de la diaspora.

Le maire a également évoqué la relance du projet de réhabilitation du marché de l’arrondissement de Cotiakou. Grâce à une série de médiations réunissant autorités locales, leaders communautaires et usagers, les blocages ayant paralysé le projet ont pu être levés, ouvrant ainsi la voie à la reprise des activités et des travaux.
Sur le plan administratif, le conseil communal sous l’égide du maire Aboubacar NOMA et ses adjoints, on note le fonctionnement régulier des organes de gouvernance, la tenue des sessions statutaires, l’adoption du premier collectif budgétaire ainsi que les efforts engagés pour améliorer la mobilisation des ressources propres de la commune. L’exécutif indique également avoir renforcé la communication institutionnelle, notamment à travers les médias locaux et les plateformes numériques, afin de rapprocher davantage l’administration des citoyens.

Les cent premiers jours ont aussi été marqués par plusieurs initiatives de planification du développement local, notamment l’actualisation du Plan local de cohésion sociale, l’élaboration du Schéma directeur d’aménagement communal, ainsi que la validation d’un plan d’action en faveur de l’employabilité et de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.
Le maire a par ailleurs insisté sur la consolidation des partenariats avec les structures de l’État, les organisations de développement et les collectivités partenaires afin de mobiliser davantage de ressources pour les projets structurants de la commune, notamment dans les domaines de l’eau potable, de l’agriculture, des infrastructures et de la coopération décentralisée.
Malgré ces premiers acquis, plusieurs défis demeurent. Les autorités communales ont évoqué notamment l’amélioration des infrastructures routières, l’accès à l’eau potable, l’assainissement durable, le développement économique local, la création d’emplois pour les jeunes ainsi que le renforcement de la mobilisation des recettes communales. Autant de priorités qui devraient guider l’action municipale au cours des prochains mois.

À travers cette première reddition de comptes, le maire NOMA Aboubacar et l’ensemble du conseil communal entend instaurer une culture de redevabilité et de dialogue permanent avec les populations. Après cent jours consacrés à poser les bases de sa gouvernance, l’exécutif communal estime avoir enclenché une nouvelle dynamique. Le véritable défi sera désormais de transformer ces premières initiatives en réalisations durables, capables de répondre aux attentes des habitants de Tanguiéta tout au long de la mandature.
Alassane IMOROU SANDA



