Interrogé sur l’émission Focus, Romaric Ogouwalé, Vice-président chargé de l’information et de la communication du Bloc Républicain (BR), et porte-parole de ce parti, a abordé la polémique opposant Paulin Akponna et Samou Adambi. Loin d’y voir un séisme politique, Ogouwalé voit un épiphénomène, minimisant son impact sur la vie du parti.
À suivre Romaric Ogouwalé, cette discorde entre deux membres du BR est réglée au niveau du parti. Car celui qui a voulu assigner, a assigné ; celui qui a parlé, a présenté des excuses » et puis basta. Pour le porte-parole, il s’agit d’une affaire classée, qui fait déjà partie du passé pour le parti, car la République comme le parti poursuit son fonctionnement normal. Pour le Parlement et le Haut-Commissariat à la prévention de la corruption (HCPC) qui ont décidé s’y intéresser, le BR attend de voir la suite dans deux mois.
Cela démontre la sérénité du côté du Bloc Républicain où on ne voit que le caractère strictement personnel de cette querelle, querelles de personne. C’est entre deux personnes : Paulin Akponna et Samou Adambi. Parce qu’à y voir de près, Adambi sait ce qu’il a fait dans ce ministère. Akponna sait ce qu’il a vu, et ce qu’il a dit. Mieux, il a surtout présenté ses excuses. Donc, incident clos contrairement à ce que les gens peuvent penser. Cette rhétorique vise clairement à rassurer les uns et les autres sur l’impact de cet incident qui capte l’attention des militants.
Le parti au-dessus des individualités
Le porte-parole a également mis l’accent sur la distinction entre la fonction républicaine et l’appartenance partisane. Il a expliqué que les propos d’Akponna s’inscrivaient dans le cadre de l’action gouvernementale, et non du parti. « Lorsque vous occupez une fonction, vous devenez la propriété de toute la République », a-t-il martelé, citant l’exemple du président Patrice Talon qui « travaille pour la République, pour le développement du pays ». Cette vision insiste sur le fait que l’action des membres du gouvernement transcende les affiliations politiques.
La suspension du ministre Paulin Akponna, acceptée par le Bloc Républicain, est d’ailleurs présentée comme un gage de transparence. Ogouwalé a salué les initiatives du gouvernement sur cette affaire, y voyant un signe de la volonté du président Talon de ne pas protéger ses ministres en cas de faute. « Nous ne sommes plus dans une gouvernance d’impunité », a-t-il déclaré, soulignant ainsi cette politique de la gouvernance Talon. .
Un parti en ordre de marche
Malgré le « retentissement » de l’affaire, Romaric Ogouwalé assure qu’elle n’a eu aucun impact sur la mobilisation des militants. Il a décrit un parti actif et engagé sur le terrain, avec des leaders travaillant dans leurs sections pour mobiliser les électeurs. Le sourire affiché par le porte-parole, loin d’être un artifice de communication, reflète selon lui la conviction du parti que cette affaire n’entrave en rien sa mission.
Le Bloc Républicain réaffirme ainsi son engagement aux côtés du président de la République, déterminé à « travailler fortement pour qu’au terme de ce mandat, on puisse vraiment dire que nous avons combattu le bon combat pour le développement de notre pays ». En somme, pour le BR, la « guéguerre » Akponna-Adambi n’est qu’une péripétie sans conséquence majeure sur sa trajectoire politique.
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