Le Bénin vient de franchir une étape décisive pour la modernisation de ses infrastructures de transport. La Banque islamique de développement (BID) a accordé un financement historique de près de 201 milliards de francs CFA pour la reconstruction et la modernisation de l’axe routier Godomey – Ouidah – Hillacondji, un maillon essentiel du corridor international Abidjan-Lagos.
Selon Africaho, ce projet phare, classé en tête des dossiers examinés lors de la session de décembre du Conseil d’administration de la BID, porte sur un tronçon de 58 kilomètres. Il vise à transformer cet axe en une voie moderne, sécurisée et fluide, capable de supporter le volume croissant des échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest.
L’initiative bénéficie d’un montage financier partenarial. Outre l’enveloppe principale de la BID, le projet recevra l’appui d’autres institutions, dont la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds pour l’environnement mondial et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette convergence de soutiens souligne l’importance régionale du corridor, artère vitale pour la connectivité et l’intégration économique des pays côtiers.
Ce financement est le fruit d’un dialogue soutenu entre les autorités béninoises et le Groupe de la BID. Lors des dernières Assemblées annuelles de la banque à Alger, le ministre d’État béninois, Romuald Wadagni, avait plaidé avec force pour des investissements alignés sur la stratégie nationale de diversification économique, axée sur une croissance durable et résiliente.
La matérialisation de ce financement marque ainsi une validation internationale de la vision de développement du Bénin. La modernisation de cette route répond à un triple objectif : désenclaver des zones à fort potentiel économique, renforcer drastiquement la sécurité routière et fluidifier le transport des marchandises et des personnes entre le Togo, le Bénin et le Nigeria.
Les travaux, une fois lancés, sont susceptibles de générer des retombées économiques immédiates à travers la création d’emplois, tout en posant les bases d’un développement structurant à plus long terme pour les régions traversées.



