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Société

Inondation hier à Cotonou malgré les travaux engagés ou en cours : Des têtes doivent tomber

La forte pluie de ce mercredi 6 mai 2026 a paralysé Cotonou. Quartiers submergés, circulation impossible, habitations envahies… Rien de nouveau sous le soleil, sauf que cette fois, la coupe est pleine. Car comment justifier qu’après des milliards investis dans des projets phares comme le PAPC, le PAVICC ou la construction de bassins de rétention, la capitale économique reste aussi vulnérable à la moindre averse soutenue ?

Voilà des années que l’État béninois a fait de la lutte contre les inondations une priorité. Programme d’Assainissement Pluvial de Cotonou (PAPC), PAVICC, bassins de rétention à Vossa, Sainte-Cécile, Agla, asphaltage… Les projets et les budgets n’ont pas manqué. Sur le papier, Cotonou devait sortir de son calvaire hydraulique. Sur le terrain, la réalité a été tout autre hier.
L’épisode pluvieux de ce mercredi devait être un test grandeur nature. Résultat : Zogbo, Sainte Rita, Agla, Agontikon, Jéricho, des quartiers entiers transformés en lacs, des commerces envahis, des familles évacuées.
Comment expliquer cette contradiction ? Soit un problème dans la conception ou l’exécution des ouvrages, soit une négligence coupable. Deux hypothèses se dégagent : inadaptation des solutions techniques (bassins dimensionnés à la bonne échelle ? caniveaux correctement connectés ?) ou défaut d’entretien à certains endroits.
ET ce n’est pas parce qu’on sait que le président Talon est sur le départ dans quelques jours que le désordre doit s’installer. Car à quelques jours de la passation, certains redoutent un relâchement de l’administration et des prestataires. Si cette hypothèse se vérifiait, elle serait politiquement explosive.
Avec la rigueur que l’on connait au président Talon, les échecs collectifs ne sauraient rester sans conséquence. Les autorités doivent tirer les conclusions et prononcer des sanctions contre ceux qui ont failli. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : un manquement à la mission de service public.

Et au regard de investissements faits, Cotonou ne peut pas se réveiller sous l’eau et ce pendant des heures. Certes, les eaux se sont presque retirées. Mais les esprits gardent la mémoire de cette nouvelle humiliation. Et c’est pourquoi des têtes doivent tomber. C’est un appel à l’établissement des responsabilités. Car ce n’est pas seulement de la pluie qui est tombée. C’est une part de la crédibilité des institutions qui s’est, une fois de plus, noyée. Ou plutôt notre honneur.

WM

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