Les récentes perturbations causées par les pluies au niveau du pont de Djonou font réagir l’exécutif béninois. Face aux inquiétudes des usagers de la route, le ministre Porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, est monté au créneau ce dimanche dans l’émission « Face à lactualite » pour apporter des clarifications majeures sur le calendrier et la nature des travaux de reconstruction attendus.
Un changement de cap pour voir « en plus grand »
Initialement, le gouvernement avait annoncé il y a deux ans la reprise du pont de Djonou sur financement du budget national. Cependant, la vision a évolué. Wilfried Léandre Houngbédji explique que les ambitions ont été revues à la hausse pour concevoir des infrastructures plus modernes, plus grandes et résolument futuristes.
C’est cette réorientation stratégique qui a conduit à l’intégration du pont de Djonou, ainsi que de l’ancien pont de Cotonou, dans un vaste programme de mobilité urbaine cofinancé avec la Banque Mondiale. Bien que les accords soient déjà signés, l’inclusion dans ce nouveau cadre a nécessité de reprendre les études techniques, ce qui justifie le report du démarrage des travaux.
Le transport fluvial en ligne de mire
Cette mise en attente répond également à un projet de plus grande envergure : le développement du transport fluvial. Le gouvernement ambitionne d’exploiter les plans d’eau pour relier Porto-Novo à Abomey-Calavi en passant par Cotonou. Pour permettre la navigation des embarcations, le futur pont de Djonou devra donc répondre à des dimensions spécifiques et plus imposantes que prévu.
Mesures d’urgence et perspectives
Conscient des désagréments actuels accentués par les intempéries, le chef de l’État a instruit le ministre du Cadre de vie et des Transports afin d’accélérer le processus.
En attendant le début du chantier lourd, des actions immédiates sont déployées :
- Intervention d’une pelle amphibie pour curer et améliorer la profondeur du cours d’eau.
- Optimisation du drainage afin d’éviter la stagnation des eaux et de limiter les risques de débordement.
Une fois lancés, les travaux de reconstruction définitive devraient s’étendre sur une durée de 2 à 3 ans. À terme, l’infrastructure garantira un confort de circulation optimal et résoudra définitivement les problèmes d’assainissement de la zone.
WM



