C’est désormais officiel : à partir du 1er janvier 2026, la Bulgarie abandonnera sa monnaie nationale, le lev, au profit de l’euro. Les ministres des Finances de l’Union européenne ont donné leur feu vert final à cette adhésion, validant ainsi l’entrée du pays dans la zone euro.
Ce feu vert des ministres des 27 États membres de l’UE n’était plus qu’une simple formalité, la Commission européenne ayant déjà estimé, début juin, que la Bulgarie remplissait toutes les conditions requises pour adopter l’euro. La Banque centrale européenne (BCE) avait également rendu un avis favorable.
« Nous l’avons fait ! », a réagi le Premier ministre bulgare Rossen Jeliazkov sur le réseau social X, qualifiant ce moment d’ »historique ».
De son côté, le commissaire européen Valdis Dombrovskis a salué cette adhésion :
« Rejoindre la zone euro, c’est bien plus que remplacer le lev par l’euro. C’est construire un avenir meilleur et plus prospère pour la Bulgarie et ses citoyens, au cœur de l’Europe. »
Malgré cette avancée, la décision ne fait pas l’unanimité en Bulgarie. Ces dernières semaines, des milliers de manifestants ont envahi les rues de la capitale, Sofia, arborant des pancartes « Non à l’euro ». Certains ont même installé des tentes devant les locaux de la Banque nationale bulgare pour afficher leur opposition.
La principale crainte des opposants est que le passage à l’euro entraîne une flambée des prix, alimentant ainsi la colère des europhobes.
En théorie, tous les pays membres de l’UE sont tenus d’adopter l’euro dès qu’ils remplissent les critères économiques et juridiques exigés. Toutefois, aucun calendrier fixe n’est imposé. À ce jour, le Danemark reste le seul pays de l’Union à avoir obtenu une dérogation permanente.
La Bulgarie deviendra ainsi le 21ᵉ pays à intégrer la zone euro, franchissant une étape majeure dans son intégration européenne.
Fallone CHABI-BONI



