Dans le cadre de la Journée internationale des droits de la femme, la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) a réuni son personnel féminin, le mardi 10 mars, pour une célébration placée sous le signe de la réflexion et de l’engagement. Loin des simples festivités, cette rencontre a été l’occasion pour les agentes de la société de réaffirmer que la conquête des droits dans le monde professionnel passe autant par la justice sociale que par une quête personnelle et collective de l’excellence.
Vêtues du pagne uni de l’événement, les femmes de la Sbee ont investi la salle de conférences de la direction générale pour un moment de communion autour du thème international « Droits et justice : actions pour toutes les femmes et les filles ». Un thème qui, au-delà des symboles, invite à un passage à l’acte concret en faveur de l’égalité dans le secteur de l’énergie, encore très masculin.
« Les droits des femmes sont des droits humains »
Prenant la parole au nom de la présidente de l’Amicale des femmes, Zita Mehissou a exhorté ses collègues à dépasser la dimension anecdotique du 8 mars. « Aujourd’hui, je vous invite à regarder au-delà des fleurs et des célébrations symboliques », a-t-elle lancé, rappelant que les droits des femmes sont « des droits humains, universels et inaliénables ». Pour elle, cette quête de droits est indissociable d’une exigence de justice, qui doit notamment mettre fin à l’impunité face aux violences et aux discriminations. « Le plafond de verre ne doit plus être une fatalité, mais un vestige du passé », a-t-elle plaidé avec force, dans un appel à faire tomber les barrières qui entravent l’évolution des carrières féminines.
Les organisations syndicales ont apporté leur soutien à cette cause. Pétula d’Almeida, pour le Syntra-Sbee, a salué la place « essentielle » des femmes, tandis que Thirburce Adagbè, du Front dynamique unitaire, a loué « leur courage, leur engagement et leur sens du sacrifice » dans la construction d’une société plus juste.
La compétence, moteur de la reconnaissance
Au nom de la direction, Gloria Kokouvi, directrice des Ressources humaines par intérim, a insisté sur la responsabilité professionnelle des femmes. « L’égalité n’est pas une question de quotas, mais de compétence », a-t-elle affirmé, invitant techniciennes, agents d’exécution et cadres à viser l’excellence par la formation continue et l’esprit d’initiative. Un message prolongé par la secrétaire générale, Edwige Adohozin Hountondji, qui a souligné la « touche particulière » qu’apporte une femme à un poste de responsabilité, tout en saluant les efforts de l’administration pour encourager les projets féminins.
Le directeur général, Hyppolyte Ebagnitchié, a clôturé les discours en rendant un hommage appuyé à l’engagement des femmes de la Sbee, dont le rôle est « connu et reconnu ». Il a réitéré le soutien de la direction aux initiatives de cohésion et a présenté les perspectives de l’entreprise, mettant en lumière les attentes envers l’ensemble du personnel.
Des panels pour approfondir la réflexion
La célébration a été enrichie par deux panels de discussion. Le premier a exploré les liens entre « Justice, droits et bien-être » comme clés d’une santé épanouie pour les femmes. Le second a abordé le rôle de « La famille comme vecteur d’action pour la valorisation des droits et la justice ». Ces échanges ont permis d’approfondir les conditions de l’épanouissement des femmes au travail et dans la société.
Les activités se poursuivront avec une séance de fitness prévue vendredi, un moment convivial pour rappeler que bien-être et professionnalisme vont de pair. À la Sbee, le message de cette journée est clair : l’excellence et la compétence n’ont pas de genre.
WM



