(Dg Raouf Malèhossou, acteur majeur d’une nouvelle gouvernance douanière en Afrique de l’Ouest)
Une véritable mutation s’amorce sur l’axe commercial stratégique reliant Cotonou à Lagos. Le vendredi 11 septembre 2026, les autorités douanières du Bénin et du Nigeria ont officiellement lancé un projet pilote de modernisation au Poste de contrôles juxtaposés (PCJ) de Sèmè-Kraké. Portée conjointement par le Colonel Raouf Malèhossou ABOUDOU, Directeur général des douanes béninoises, et le Comptroller General Bashir Adewale Adeniyi pour la partie nigériane, cette initiative vise à faire passer la gestion transfrontalière dans une nouvelle ère : celle de la numérisation et de l’interopérabilité.
L’automatisation des données au cœur du dispositif
Le socle de cette réforme repose sur le Customs Declarations Exchange System (CDES), un moteur technologique conçu pour faire communiquer directement les logiciels douaniers des deux nations (Customs Webb côté béninois et B’Odogwu côté nigérian). Grâce au CDES, la saisie d’une déclaration d’exportation dans le pays d’expédition permettra de générer automatiquement les documents d’importation dans le pays de destination, éliminant ainsi les lourdeurs de la double saisie manuelle. Les deux administrations précisent toutefois que cette synergie numérique ne remet pas en cause leurs prérogatives souveraines quant à la perception des taxes et au contrôle final des marchandises.
Un gain de temps spectaculaire pour les usagers
L’impact attendu sur le terrain est majeur. Alors que le franchissement de la frontière nécessite actuellement entre 12 et 36 heures, la nouvelle plateforme vise à ramener ce délai à moins de 3 heures. Le projet fixe également des objectifs ambitieux : traiter de manière anticipée et dématérialisée plus de 80 % des dossiers, réactiver les scanners et optimiser les inspections ciblées via une analyse conjointe des risques.
Le Colonel Raouf Malèhossou ABOUDOU met en avant la simplification concrète des démarches pour les opérateurs économiques et l’accès aux données déclaratives en temps réel. De son côté, Bashir Adewale Adeniyi insiste sur la portée globale du projet, qui ne se limite pas à des aménagements ponctuels mais constitue une restructuration globale de la gouvernance frontalière, incluant la sécurisation du site et la mise en place de procédures bilingues harmonisées.
Un modèle inspiré du terrain et axé sur l’inclusivité
Cette transformation s’appuie sur le retour d’experience d’une mission d’observation menée conjointement à Beitbridge, à la frontière entre le Zimbabwe et l’Afrique du Sud. Les enseignements tirés de ce modèle performant ont convaincu les responsables béninois et nigérians de la nécessité de synchroniser leurs outils et leurs ressources humaines.
Au-delà des grands flux commerciaux, le programme intègre un volet social stratégique dédié aux petites commerçantes transfrontalières. Des mesures ciblées doivent faciliter leur formalisation tout en luttant contre le harcèlement, les extorsions et les retards répétés. En alignant Sèmè-Kraké sur les standards de la CEDEAO et de la ZLECAf, le Bénin et le Nigeria ambitionnent de créer un modèle d’interconnexion appelé à faire école sur le continent.
Encadré
Colonel Raouf Malèhossou ABOUDOU, un leadership au service de la vision du président Wadagni
La concrétisation de l’interconnexion douanière à la frontière Sèmè-Kraké porte la marque d’un leadership éclairé et d’une vision managériale pragmatique. En pilotant avec détermination cette mutation technologique majeure, le Directeur général des Douanes béninoises, le Colonel Raouf Malèhossou ABOUDOU, fait preuve d’une clairvoyance stratégique déterminante pour l’avenir du commerce transfrontalier.
Cet engagement sans faille s’inscrit directement dans la dynamique impulsée par le président Romuald WADAGNI. En modernisant en profondeur l’appareil douanier, en digitalisant les procédures et en renforçant la fluidité des échanges, le Colonel ABOUDOU et ses équipes traduisent concrètement sur le terrain les orientations stratégiques du gouvernement. Une action résolue qui confirme le rôle moteur de la Douane béninoise dans la mobilisation optimale des recettes, la sécurisation des corridors et le rayonnement économique du Bénin dans la sous-région.



