Les résultats des législatives du 11 janvier dessinent un paysage le parlementaire particulièrement concentré : seuls deux partis politiques, l’Union Progressiste pour le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR), enverront des députés à la prochaine Assemblée nationale.
Ce quasi-monopole parlementaire masque cependant une réalité plus nuancée. De nombreux députés nouvellement élus sous les bannières de l’UP-R et du BR sont d’anciens membres de Les Démocrates (LD) qui ont quitté ce parti en crise.
« Nous nous sommes rendus compte que LD ne nous offrait plus un cadre d’expression adéquat pour faire valoir notre idéal politique dans un esprit républicain », confie l’un de ces transfuges, élu sous une nouvelle étiquette. « Nous avons préféré rejoindre ces deux partis qui nous offraient une vraie perspective de travail parlementaire. »
L’élection massive de ces anciens militants de LD, couplée à l’effondrement total de leur ancienne formation, semble leur donner raison. « Ils ont fait le choix de quitter un navire en perdition pour rejoindre des forces politiques crédibles », analyse un politologue.
Reste maintenant à savoir si UP-R et BR sauront favoriser l’expression plurielle au sein de leurs rangs pour que les contributions des ex-LD puissent être entendues et valorisées. « L’important n’est pas la couleur du parti, mais la diversité des opinions et la qualité des débats », souligne un constitutionnaliste.



