La violence a une nouvelle fois endeuillé le district de Borgu, dans l’État du Niger, au Nigeria. Des affrontements survenus dans la soirée du vendredi 14 août 2026 à Kokoli ont fait plus de 20 morts, selon des informations rapportées par RFI et l’AFP.
Les violences auraient opposé principalement des membres des communautés Kambari et Fulani. Le député Jafar Muhammed évoque également l’implication présumée de milices locales dans les attaques.
Des centaines d’habitants prennent la fuite
Face à la situation, plusieurs centaines de personnes ont abandonné leurs habitations pour se mettre à l’abri. Certaines auraient trouvé refuge dans les environs de la localité, alors que la peur s’est installée parmi les populations.
Cette nouvelle flambée de violence intervient dans une zone rurale déjà confrontée à une forte insécurité. Le district de Borgu, situé à proximité de la frontière avec le Bénin, fait régulièrement face aux incursions de groupes armés communément appelés « bandits ».
Ces groupes sont notamment accusés d’enlèvements, de vols de bétail et d’attaques contre les villages. Les tensions communautaires liées à l’accès aux terres et aux ressources viennent compliquer davantage la situation.
Les autorités appelées à renforcer la sécurité
Le député Jafar Muhammed appelle les autorités nigérianes à renforcer la présence des forces de sécurité dans la zone. Il estime que le dispositif actuel ne permet pas de protéger suffisamment les populations.
L’enjeu est désormais d’éviter une nouvelle escalade et surtout un cycle de représailles entre communautés.
Avec plus de 20 morts et des centaines de déplacés, les affrontements de Kokoli illustrent une nouvelle fois la fragilité sécuritaire des zones rurales du nord et du centre du Nigeria.
François D’Assise BATCHOLA



