Le feuilleton judiciaire qui oppose une mère à un député refusant de se soumettre à un test de paternité connaît un nouveau rebondissement. Alors que la justice avait été saisie après de longs mois de blocage, une complication inattendue est venue troubler la procédure : l’avocat commis à la victime s’est désisté. Une décision qui soulève de nombreuses interrogations et relance les soupçons sur les manœuvres du député pour entraver le cours de la justice.
Selon des informations recueillies par notre rédaction, l’avocat, précédemment constitué pour la défense des intérêts de la mère dans la procédure de test ADN qui l’oppose au député, ne pourra plus assister sa cliente. L’Institut national de la femme (INF), qui suit ce dossier, a notifié cette information à la dame tout en restant disponible pour la conseiller à chaque étape de la procédure.
Les raisons de ce désistement restent encore floues. Ce qui interroge sur les motifs ayant conduit l’avocat à se retirer. Tout laisse entrevoir que des personnes sont encore à pied d’œuvre pour faire perdurer le calvaire de la dame. Et à travers tout cela, on ne peut que soupçonner le député de tout mettre en œuvre pour continuer à échapper à ses responsabilités.
Car, comme le souligne notre source, le député refuse obstinément de se soumettre au test ADN depuis plus de trois ans. Et les tentatives de la mère pour faire reconnaître ses droits et ceux de son enfant se heurtent à un mur, malgré le fait qu’il soit une autorité, un député appelé à représenter le peuple au Parlement. Un paradoxe !
On est en train de vouloir entrer dans cette spirale infernale de justice visant à fatiguer les plaignants, où l’on agit en coulisses, où l’on torpille les dossiers afin que les procès n’aboutissent jamais. Ou quand cela aboutit, on interjette appel, on fait toute sorte d’agitation pour qu’on ne juge jamais celui qu’on protège.
Pour la situation actuelle, le député ne peut être excusable. Car il doit donner le bon exemple dans la société. C’est pourquoi il ne doit bénéficier d’aucune solidarité autour de lui, mais plutôt être mis au ban par ses collègues députés, afin que cela serve de leçon. Il faudrait que la justice se saisisse réellement de ce dossier pour le punir sévèrement.
Ce désistement de l’avocat constitue un nouveau coup dur pour la mère de l’enfant, âgé de trois ans. Le combat de cette mère, seule contre un système qu’elle juge partial, illustre les difficultés que rencontrent les femmes dans les affaires de reconnaissance de paternité lorsque l’accusé est une personnalité influente.
Avec le retrait de l’avocat désigné par l’INF, qui défendra désormais les intérêts de cette mère et de son enfant ? L’INF se dit disponible pour conseiller la victime, mais une défense solide face à un député bien entouré nécessitera un avocat déterminé à ne pas plier face aux pressions. Le combat, lui, continue pour la dame et ce depuis trois ans.
Worou MERE



