Un drame s’est produit dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 avril 2026 sur le site aurifère de Saraya, dans la région de Kédougou, au sud-est du Sénégal. L’effondrement d’une galerie souterraine d’une mine d’or artisanale a causé la mort d’au moins quinze orpailleurs, tandis que plus d’une vingtaine d’autres sont toujours portés disparus.
Selon les premières informations, l’incident est survenu aux environs de 20 heures. Huit blessés ont été secourus et évacués vers l’hôpital régional de Kédougou, où ils sont actuellement pris en charge.
Des opérations de secours difficiles
Dès l’alerte donnée, d’importants moyens ont été déployés, mobilisant la Protection civile, les sapeurs-pompiers, la gendarmerie ainsi que des engins de terrassement. Les recherches, qui se poursuivent depuis plus de quarante-huit heures, restent particulièrement complexes en raison de l’instabilité du terrain et des conditions précaires d’exploitation du site.
L’absence d’équipements de sécurité — tels que des soutènements, des casques ou des dispositifs d’évacuation — complique davantage les opérations et réduit les chances de retrouver des survivants.
L’orpaillage clandestin en cause
Le site de Saraya, connu pour sa richesse aurifère, est le théâtre d’une intense activité d’orpaillage clandestin, malgré les interdictions des autorités. Les travailleurs y creusent des galeries à la main, souvent dans des conditions extrêmement dangereuses.
Face à ce nouveau drame, les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête. Le préfet de Kédougou et le ministre des Mines ont également décidé de la fermeture temporaire des sites illégaux dans la région.
Une série noire qui se poursuit
Ce tragique événement s’inscrit dans une série d’accidents similaires enregistrés ces derniers mois. En décembre 2025, dix personnes avaient déjà perdu la vie dans des effondrements à Khossanto et Kharakhéna. Quatre autres décès avaient été signalés en janvier 2026, suivis de deux en février.
Au total, plus d’une vingtaine de morts ont été recensés en l’espace de trois mois dans la zone de Saraya et ses environs.
Une activité à haut risque mais vitale
Malgré les dangers, l’orpaillage reste une source essentielle de revenus pour de nombreux jeunes, venus du Sénégal mais aussi de pays voisins comme la Guinée et le Mali. Attirés par l’espoir de gains rapides, ils continuent d’affluer vers ces sites, souvent au péril de leur vie.
Sur place, des familles de victimes attendent toujours des nouvelles de leurs proches, certaines depuis plusieurs jours, dans une atmosphère mêlant angoisse et désespoir.
Le gouvernement sénégalais a annoncé son intention de « renforcer et durcir » la lutte contre l’orpaillage clandestin afin de prévenir de nouvelles tragédies.
François D’Assise BATCHOLA



