Plus de 30 personnes ont été tuées et plusieurs enlevées samedi soir dans le village de Kasuwan Daji, dans l’État du Niger, par des « bandits », ces gangs criminels qui sévissent régulièrement dans l’ouest et le nord-ouest du Nigeria, a annoncé dimanche la police. Les assaillants ont incendié un marché et pillé des boutiques à la recherche de nourriture.
Selon le porte-parole de la police, Wasiu Abiodun, certaines victimes ont été enlevées, tandis que des images montrent que certaines avaient les mains liées dans le dos lorsqu’elles ont été tuées. L’Église catholique locale estime à plus de 40 le nombre de morts, un bilan supérieur à celui communiqué par les autorités. Parmi les victimes figuraient commerçants, agriculteurs, parents et écoliers, de confessions chrétienne ou musulmane, a précisé le ministre de l’Information, Mohammed Idris.
Le bureau du président nigérian Bola Tinubu a indiqué que les assaillants pourraient être des djihadistes ayant fui les États de Sokoto et Zamfara après des frappes aériennes américaines à Noël. Le président a demandé aux forces de sécurité de les traquer rapidement et de traduire en justice tous leurs complices.

Ce nouveau massacre survient moins de deux mois après l’enlèvement de plus de 250 élèves et membres du personnel du pensionnat catholique Saint Mary dans le même État. Les attaques de « bandits » et l’insécurité restent récurrentes dans plusieurs régions du pays, déjà confronté à une insurrection djihadiste dans le nord-est, à des violences intercommunautaires et à des mouvements séparatistes dans le sud-est.
Fallone CHABI-BONI



