La transformation de l’ancien marché de Guèma en gare routière dépasse largement le cadre d’un simple projet d’aménagement urbain. Elle traduit une vision plus globale portée par le maire de Parakou, Zul-Kifly Zakarie, qui semble avoir fait de la modernisation de la troisième ville du Bénin l’un des principaux axes de sa gouvernance.

Dès son installation à la tête de la municipalité, le maire a multiplié les initiatives visant à améliorer l’organisation de la ville et à renforcer l’attractivité de Parakou. La reconversion du site de l’ex-marché de Guèma illustre cette volonté de donner une nouvelle vie à des infrastructures devenues inadaptées aux réalités actuelles.
Pendant plusieurs mois, cet espace a progressivement perdu sa vocation commerciale pour devenir un lieu marqué par des occupations irrégulières, des difficultés de circulation et des préoccupations sécuritaires. En décidant d’y implanter une gare routière moderne, l’exécutif communal fait le choix d’une gestion plus rationnelle du foncier urbain tout en répondant aux besoins croissants liés à la mobilité des populations.
Au-delà de ce chantier, cette orientation s’inscrit dans une dynamique nationale impulsée au sommet de l’État. Après les importantes réformes structurelles engagées sous le président Patrice Talon, le président Romuald Wadagni affiche la volonté de poursuivre l’amélioration du cadre de vie des populations, de renforcer la qualité des infrastructures publiques et d’élever davantage les standards d’aménagement du territoire afin de donner au Bénin une image toujours plus moderne et attractive.

À l’échelle locale, Zul-Kifly Zakarie semble inscrire son action dans cette continuité. Son ambition apparaît clairement : faire de Parakou une ville mieux organisée, plus propre, plus sécurisée et plus fonctionnelle, capable d’assumer pleinement son statut de capitale économique du Septentrion.
Cette vision repose sur plusieurs piliers : une meilleure organisation des transports, la réhabilitation des espaces publics, la lutte contre l’occupation anarchique du domaine public, la modernisation des infrastructures municipales et l’amélioration progressive du cadre de vie. Autant d’orientations qui répondent aux défis d’une ville en pleine croissance démographique.
La future gare routière de Guèma constitue ainsi un symbole fort. En mettant fin aux chargements désordonnés des passagers hors des parcs officiels, la mairie entend renforcer la sécurité, fluidifier la circulation et offrir de meilleures conditions de travail aux transporteurs. Cette démarche participe également à l’amélioration de l’image de la ville auprès des visiteurs, des investisseurs et des usagers.
Dans de nombreuses métropoles africaines, la qualité des infrastructures urbaines est devenue un indicateur de compétitivité territoriale. Une ville bien organisée attire davantage d’investissements, stimule l’activité économique et améliore la qualité de vie de ses habitants. C’est dans cette logique que semble s’inscrire l’action municipale actuelle.
Si cette dynamique se poursuit et s’accompagne d’autres projets structurants, Parakou pourrait progressivement renforcer son rôle de principal pôle économique du Nord-Bénin. La modernisation des infrastructures, conjuguée à une gouvernance axée sur l’organisation de l’espace urbain, contribuerait à faire de la cité des Kobourou une véritable vitrine du Septentrion.
La reconversion de l’ancien marché de Guèma apparaît ainsi comme un signal fort : celui d’une municipalité qui privilégie l’anticipation, la planification et la transformation durable de son territoire. Plus qu’un simple chantier, ce projet traduit l’ambition de bâtir une ville capable de répondre aux exigences du développement urbain moderne et d’accompagner les grandes orientations nationales en matière d’aménagement et de modernisation.



