*Il va faire ce qu’il sait mieux faire que les autres
Gbadamassi l’incompris, pour ne pas dire qu’il n’y a que le président Talon lui-même et son partenaire Abdoulaye Bio Tchané qui comprennent cet emmerdeur du président Boni Yayi. Pendant que tous les autres sont à Cotonou à faire les doux yeux à Abdoulaye Bio Tchané, à Joseph Djogbénou et dans la mesure de leur proximité avec le propriétaire de la farine, pour avoir un meilleur positionnement près de la pâte législative, Gbadamassi lui, a choisi d’aller et de camper à des centaines de kilomètres de Cotonou. Il était samedi dernier avec la communauté musulmane des Tidjania dans le troisième arrondissement de Parakou. À ces guides religieux essentiellement de l’ethnie nomade Peulh, le cadre Br et ministre conseiller du président Talon a passé un message de culture de la paix à la veille de ces élections générales. Mais avant, le représentant du président Talon a passé en revue toutes les réalisations du gouvernement de son chef. Contents de faire partie de ce peuple qui gagne sous le leadership d’un dirigeant visionnaire, ces guides venus des 12 départements de notre pays, ont prié pour le président tout en rassurant le ministre conseiller des dispositions qu’ils vont prendre pour aider à consolider cette paix sans laquelle la continuité ne pourra rien pour ce pays. Ils ont demandé au fidèle Rachidi Gbadamassi de rassurer le président Talon de leur soutien non négociable derrière son dauphin que Gbadamassi leur a présenté comme son petit frère d’une autre mère.
Mais quand il reste à faire, rien n’est fait, selon une maxime bien propre au fidèle et chien de garde attitré du président Talon.
Voilà aussi Gbadamassi sur un autre front mais cette fois-ci avec une communauté de chasseurs. Un terreau qui sert en même temps de pépinière sur laquelle l’ancien président Boni Yayi rêve de prélever des combattants pour les causes obscures de déstabilisation de l’ordre républicain comme ce fut le cas dans cette affaire dite des chasseurs en 2021. Aujourd’hui les donnes ont changé. Le régime Talon a opté pour la communication : il faut associer tout le monde à l’œuvre de construction du pays et aux réformes salvatrices afin que nul ne vienne se servir du côté un peu rugueux des dites réformes pour irriter certains. Comme la nivaquine pour vaincre le paludisme alors que son goût est très désagréable, les réformes sont les piliers du développement dont nous sommes présentement fiers. Voilà en substance ce que Rachidi Gbadamassi a expliqué à ses parents de l’autre bout du Bénin qu’aucun politique ne s’aventure à aller à cause de la difficulté du voyage. Mais Gbadamassi l’a fait. Il sait qu’il n’y a que lui aux côtés de son chef pour ces genres de missions impossibles. Mais rien n’est difficile pour ce lieutenant de la Rupture quand ceci peut aider à asseoir les conditions de faire prospérer la noblesse de la vision de son chef. Ce qu’on appelle en français facile, la fidélité à toute épreuve. Une denrée très rare aujourd’hui comme cela s’observe ici à Cotonou où tous les politiques courent pour leur positionnement sur la liste alors que le combat est ailleurs.
Pour la majorité présidentielle, c’est le président Talon qui aime ses lieutenants. Eux le considèrent simplement comme la tête pensante qui doit tout faire pour leur bonheur et leur confort en politique. Triste réalité quand on sait que le président Talon ne s’intéresse même pas à ce que ces vautours autour de lui devraient lui apporter. Heureusement que des fidèles comme Rachidi Gbadamassi sont là toujours prêt à offrir leur poitrine quand d’autres vont directement se cacher en attendant le bon moment pour se mettre sur la liste pour aller au parlement.
Affaire à suivre
Aboubakar TAKOU



