À quelques semaines du scrutin présidentiel du 12 avril 2026, la cité historique d’Abomey a affiché une unité de fer ce samedi 21 mars. Sous l’égide de Me Fifamè Gabriel Ahouandogbo, les Houégbadjavi se sont mobilisés pour porter la candidature de Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, promettant une victoire éclatante dès le premier tour.
L’effervescence était à son comble ce samedi à Abomey. Les fils et filles de la lignée royale, les Houégbadjavi, ont répondu massivement à l’appel de Me Fifamè Gabriel Ahouandogbo. L’objectif était clair : sceller un pacte d’unité et de mobilisation derrière le duo désigné pour succéder au président Patrice Talon. Dès l’ouverture, Rachid Mohamed Amouzounon, président du comité d’organisation, a galvanisé la troupe en rappelant les succès des législatives de janvier dernier, tout en soulignant que le véritable défi reste à venir.
Pour les autorités locales présentes, le choix de Romuald Wadagni n’est pas seulement politique, il est stratégique. Placide Houngbadji, premier adjoint au maire d’Abomey, a insisté sur le profil technique et humain du candidat :
« En réalité, la candidature de notre frère Romuald Wadagni que le chef de l’État actuel, Patrice Talon, nous a proposée est une candidature que nous devons soutenir. Nous devons la soutenir dans la mesure où nous connaissons le ministre Wadagni, sa manière de gérer le pays, sa capacité managériale et sa capacité à conduire les hommes. »
Cette caution morale a été renforcée par les interventions de figures majeures telles que Rigobert Azon, ancien conseiller à la Cour constitutionnelle, et Dah Djohou, confirmant que le département du Zou est au cœur des priorités du duo.
Le temps fort de la rencontre a été l’intervention de Me Fifamè Gabriel Ahouandogbo. En véritable pédagogue, il a exposé les piliers du projet de société, mettant l’accent sur les besoins vitaux de la cité historique : la santé, l’agriculture et l’accès à l’eau. Pour Me Ahouandogbo, cette élection marque le passage d’une phase de construction rigoureuse à une phase de prospérité partagée. « Il nous a rappelé que le chef de l’État a posé les fondamentaux. Le chef de l’État a fait ce que les maçons appellent le bon œuvre. Lui, il est venu pour faire la finition. Et donc, c’est le temps pour les Béninois de pouvoir jouir de tout ce qui a été fait, de tout ce que nous avons consenti comme sacrifice pendant les dix ans. » a-t’il confié.
L’appel lancé depuis Vidolé résonne comme un cri de ralliement pour tout le plateau d’Abomey. L’enjeu, rappelle Me Ahouandogbo, dépasse les clivages locaux : il s’agit de définir la trajectoire du Bénin pour les sept prochaines années. En réussissant à rassembler le socle historique des Houégbadjavi, Me Fifamè Gabriel Ahouandogbo confirme que le « cœur du pays » est prêt à battre à l’unisson pour le duo Wadagni-Talata le 12 avril prochain.
Jean De Dieu TRINNOU



