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Politique

« Prendre date et poursuivre sa marche » : La leçon de ténacité de Jacques Ayadji pour le Bénin en réforme

« La fidélité à ses convictions vaut mieux que la compromission » défend-il

Dans un contexte politique marqué par des réformes ambitieuses et parfois contestées, Jacques Ayadji, président du parti Moele-Bénin, livre une méditation sur le sens de l’action politique. Loin des habituelles déclarations techniques, ses mots sonnent comme un manifeste de la persévérance.

« Le propre d’un éclaireur est d’être en avance sur son temps. Et s’il advenait qu’il soit (pour l’heure) incompris de ses contemporains, ceci ne veut pas dire qu’il a échoué. » Par cette phrase, le leader politique pose d’emblée le décor : celui d’un pouvoir qui se voit en pionnier, traçant une voie que la population ne saisirait pas encore pleinement. C’est une défense en forme de philosophie de l’action, applicable aux grandes orientations du régime du président Patrice Talon, dont le parti Moele-Bénin est un soutien indéfectible.

Le cœur du message d’Ayadji réside dans l’invitation à la résolution. « Si on se retrouve un moment ou un autre dans ce cas, on n’abdique pas, on ne rebrousse pas chemin. Bien au contraire, on prend date en poursuivant résolument sa marche. » Cette « prise de date » évoque une conviction profonde : l’Histoire, à terme, donnera raison à ceux qui ont tenu bon. Le discours est clair : malgré les critiques, les oppositions ou les incompréhensions, la majorité au pouvoir n’envisage pas de faire marche arrière sur les chantiers engagés, qu’ils soient institutionnels, économiques ou sociaux.

La chute de sa déclaration est sans appel : « Loin d’être une marque de naïveté, la fidélité à ses convictions vaut mieux que la compromission. » Dans le langage politique, le terme « compromission » est fort. Il sous-entend un reniement, une concession lâche qui trahirait l’idéal poursuivi. Jacques Ayadji place ainsi l’action du gouvernement et de sa majorité sous le signe de l’intégrité doctrinale, rejetant l’idée d’un ajustement politique fondé sur l’opportunisme ou la recherche de consensus mou.

Ce propos, diffusé dans l’entourage du parti, intervient à un moment où l’exécutif béninois, réélu en 2021, poursuit un programme de transformation profonde du pays. Des réformes comme celle du système des retraites, de l’université, ou encore la gestion du dossier du coton, ont pu susciter des débats vifs, voire des contestations. La déclaration d’Ayadji peut être lue comme une réponse aux détracteurs du régime, mais aussi comme un rappel à la base militante de la nécessité de rester unie et confiante face aux turbulences.

S’agit-il d’une simple profession de foi personnelle ou de l’expression d’une ligne collective ? La position de Jacques Ayadji, en tant que président d’un parti majeur de la majorité, lui donne une résonance particulière. Ce discours de la conviction inébranlable semble destiné à légitimer la durée et la difficulté du processus de changement, en appelant à voir au-delà de l’immédiateté des polémiques.

Alors que le Bénin continue sa marche, les mots d’Ayadji résonnent comme un appel à la patience historique. Reste à savoir si cette philosophie de « l’éclaireur » incompris trouvera, avec le temps, son plein écho dans la société béninoise, ou si elle demeurera le cri de ralliement d’une majorité convaincue de tracer, seule, le sillon de l’avenir.

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