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Politique

Profanation des tombes à Bohicon : Le maire Ferdinand Bokossa dort et ronfle

Tandis que les morts sont déterrés et leurs crânes emportés au cimetière musulman de Dokon, l’autorité municipale brille par son absence et son inaction révoltante. L’analyse des faits révèle une faillite sécuritaire et politique inadmissible de la part de la mairie dirigée par Ferdinand Bokossa.

La ville de Bohicon est plongée dans la consternation. Et pour cause, une découverte macabre au cimetière musulman du quartier Dokon il y a quelques jours : plusieurs tombes ont été profanées de manière méthodique. Le bilan provisoire est effroyable : plus d’une dizaine de crânes humains ont été emportés par des individus non identifiés selon Le Matinal. Cet acte sacrilège, au-delà du choc émotionnel, met en lumière une faillite sécuritaire collective dont le premier responsable est le maire de la commune, Ferdinand Bokossa. Son silence persistant et l’absence de mesures concrètes de la part de l’exécutif communal démontrent qu’en matière de sécurisation des lieux de sépulture, l’édile est absent. Il dort et ronfle.

L’inaction municipale face à l’horreur

Les faits rapportés sont glaçants. Alertés par les habitants du quartier Dokon, les autorités du deuxième arrondissement se sont rendues sur les lieux pour constater l’ampleur du désastre. Paulin Kimkpétodé, chef de quartier, a décrit une scène d’apocalypse : des tombes fraîchement creusées, des sépultures ouvertes et des ossements volés. Immédiatement, le commissaire de police a été saisi et un constat d’usage a été effectué.

Cependant, au-delà de la procédure policière, c’est la réponse politique de l’administration Bokossa qui scandalise. Face à cette crise d’une gravité extrême, la première faiblesse, et la plus révoltante, est l’absence totale de réaction du maire lui-même. Ferdinand Bokossa reste invisible et muet. C’est l’inaction la plus totale. Comment le premier magistrat de la ville peut-il rester passif face à une telle blessure spirituelle et sociale infligée à toute une communauté ? Ce silence assourdissant est perçu au sein de la population comme un aveu d’impuissance ou, pire, une indifférence coupable.

Des « décisions » dérisoires et un désengagement choquant

Face à l’horreur, des décisions ont certes été annoncées par des autorités locales. Mais quelles sont-elles ? Le nettoyage et la remise en état des abords du cimetière. C’est une insulte à la mémoire des défunts et à la douleur des familles. Nettoyer les lieux après que le crime a été commis n’est pas une mesure de sécurité, c’est une mesure d’hygiène post-mortem. C’est soigner une fracture avec un pansement. L’insuffisance de cette réaction municipale est flagrante.

Le tableau du désengagement communal est complété par deux autres mesures qui confinent à la démission. D’une part, la « demande » adressée à la Commune de solliciter la Sbee pour installer des lampadaires autour de la clôture. Cela prouve que le manque d’éclairage, problème connu de tous, n’avait jamais été traité préventivement. L’inaction de la mairie dans ce domaine est donc directement responsable de la vulnérabilité du cimetière.

D’autre part, et c’est le comble de l’abandon, la mairie s’est contentée de « recommander » à l’imam de recruter un gardien pour renforcer la surveillance. La sécurité des lieux publics, y compris les cimetières communaux, relève de la compétence régalienne de la police municipale et de la mairie. En se défaussant de cette responsabilité sur une autorité religieuse, l’administration Bokossa avoue qu’elle n’a aucune stratégie de sécurité digne de ce nom. C’est un désengagement choquant.

Le silence coupable du maire Bokossa

Aujourd’hui, le silence est la seule réponse proposée par les autorités municipales. Si l’enquête de police doit suivre son cours, il est inadmissible que l’autorité politique reste muette. La population de Bohicon a besoin d’être rassurée, elle a besoin de voir son maire agir, condamner cet acte et annoncer des mesures fortes et durables. Ce silence est un silence coupable. Il confirme que Ferdinand Bokossa dort et ronfle. Ce qui n’aurait pas le cas sous l’ancien maire Rufino d’Almeida. Il est temps qu’il se réveille avant que l’horreur ne se répète dans une autre nécropole de la ville.

AY

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