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Takou

Se basant sur la loi du nombre pour prendre le perchoir : LA GUERRE A COMMENCÉ À L’UP-R

(Les jeunes avec en tête de liste Abimbola veulent en découdre avec Djogbénou, Vlavonou et autres)

Le président Patrice Talon est invité à faire installer des paratonnerres sur l’immeuble de l’Assemblée nationale dimanche prochain. Car il se prépare une grande quantité d’électricité dans l’air. Et pour cause, depuis l’annonce de la tradition de la dictature du nombre, les hommes du président Djogbénou ont chacun découvert le goût du fauteuil du président de la deuxième institution du pays. Se basant sur l’institutionnalisation du Sénat, les jeunes loups ne veulent plus voir leurs aînés Joseph Djogbénou et Louis Vlavonou dans les starting-blocks au départ de la course au perchoir. Admis comme membres d’office de cette institution, ils se demandent pourquoi ces requins rêvent toujours de leur faire ombrage. Ça passe ou ça casse. À la tête de cette nouvelle dynamique des jeunes, se trouve le très chanceux Jean-Michel Abimbola. Il a l’expérience parlementaire et a l’avantage de l’Exécutif où il a passé environ une décennie. Il estime être le mieux placé pour occuper le fauteuil. Un Graal qui se trouve aussi dans les rêves du jeune, mais doyen de la classe, Augustin Ahouanvoèbla. Ancien cadre de maître Adrien Houngbédji à qui il a tout donné comme militant, il fait partie des anneaux de la colonne vertébrale du PRD dont les départs ont brûlé les ailes à l’arc-en-ciel, le clouant au sol loin de ses rêves de hauteur.

Mais l’autre jeune aussi présent sur la scène parlementaire pour y avoir plusieurs fois mis les pieds sans jamais siéger, choisissant de servir ses mandants, Luc Atrokpo brille de ses nombreux atouts. Il est, dans le lot, le moins belliqueux. Homme de dialogue et de paix, le maire de Cotonou demeure toujours un fidèle et le bon petit du président Talon. Pour lui, point n’est besoin de se gaver de gros rêves avant l’arbitrage du premier responsable des deux grands blocs.

Ce qui n’est pas le cas des autres cartésiens du groupe. Chez eux, il faut démontrer au chef de l’État que c’est l’heure de la jeunesse. Pour un président en fin de mandat, il n’aura pas le choix. Le Talon de 2023 n’est pas celui de 2026. Il est déjà fini et c’est l’UP-R qui a la majorité.

Mais dans ce remue-ménage incestueux, les doyens Djogbénou et Vlavonou, condamnés par les jeunes au même sort, guettent comme des lions leur proie.

La tradition africaine voulant que ce soient toujours les aînés qui choisissent en premier les morceaux de viande au repas.

Il faut maintenant que le chef de la mouvance double son café expresso avant de se pencher sur cette équation dans laquelle la folie des ambitions risque de fragiliser le parti. Le BR, quant à lui, reste comme d’habitude uni derrière son homme, mais candidat recalé avant la course, Abdoulaye Bio Tchané.

À suivre.

Aboubakar TAKOU

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