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Politique

Sénat et inintelligence des radoteurs : EXILÉS ET PRISONNIERS DÉJÀ OUBLIÉS

(« Mon peuple périt faute de connaissance », Osée 4:6)

C’est Bertin Koovi qui, croyant bien faire, s’est mélangé les pédales dans sa science de la « psychologie de la communication ». En mettant le Sénat sur toutes les lèvres avec ses maladresses, il a éloigné les Béninois de l’essence de leurs attentes vis-à-vis de cette institution. Et au lieu de se préoccuper des bénéfices que l’on pourrait en tirer dans l’immédiat, certains de nos compatriotes se perdent en conjectures et sombrent dans la mauvaise foi qui nous est propre.

La libération des prisonniers qui ont commis des actes répréhensibles sur le terrain politique et le retour des exilés dits politiques ne font plus partie du débat. À la place, certains se masturbent l’esprit pour trouver des moyens de rejeter ou de critiquer une institution que son plus farouche détracteur, l’ancien président Boni Yayi, a déjà adoubée. Est-ce encore la peine de rappeler à quelques radoteurs en retard, que le sénateur Yayi a tenté d’être le maître de ce marigot en se portant intentionnellement candidat au poste de président, avant de se voir évincé par l’insistance de Louis Vlavonou pour la vice-présidence ? Cette seule information suffit à démontrer que le débat sur l’opportunité du Sénat est désormais clos.

Eu égard à l’intelligence dont nous nous réclamons en République du Bénin, l’heure devrait être à la manière d’exploiter cette fenêtre d’opportunité (paix) que le législateur a ouverte pour réconcilier le Bénin avec lui-même. Cette haute chambre du Parlement étant, par excellence, le laboratoire pour cultiver et élever les défenses de la paix, y a-t-il mieux pour y ramener le débat du vrai dialogue politique ? Les premiers dossiers de cette nouvelle institution devraient porter sur l’urgence de la scène politique, en l’occurrence le sort de nos compatriotes en difficulté en raison de leurs actes sur le terrain politique.

Malheureusement, même les principaux concernés agissent comme s’ils étaient frappés d’une malédiction. C’est à croire que le petit boulot donné à l’ancien ministre Valentin Djènontin lui convient amplement, au point qu’il tourne le dos à ses propres chances de rentrer au pays en paix. Il fait malheureusement partie de cette meute aveuglée par l’idiotie qui s’est emparée de l’esprit de nos compatriotes, montés contre le Sénat. Le mot idiotie prend tout son sens quand on observe que c’est au moment où cette institution prend son envol que le génie béninois s’offre le luxe de nourrir des critiques, comme si c’est ce matin que nous nous sommes réveillés avec le Sénat dans les bras.

Que ceux qui suivent Bertin Koovi retiennent simplement qu’il est d’une logique si particulière que ses neurones refusent toute cohérence, au point que l’intéressé se retrouve souvent à se contredire lui-même. Suivez bien Bertin Koovi et vous comprendrez qu’il n’y a aucun bien à comprendre toutes les langues de ce monde. Même le président Romuald Wadagni doit être en train de se demander qui a bien pu mettre Koovi sur son chemin.

Aboubakar TAKOU

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