Un nouveau chapitre s’ouvre pour l’économie guinéenne. Après une mission de deux semaines à Conakry au mois de juin, la délégation du Fonds monétaire international (FMI) a conclu un accord avec les autorités guinéennes pour un financement de 425 millions de dollars. Ce programme, qui doit encore être validé par le conseil d’administration du FMI en septembre, marquerait le retour de la Guinée dans le giron du Fonds après plus de cinq ans d’interruption.
Pour la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, cet accord intervient à un moment charnière pour le pays. « Cet accord intervient dans un contexte particulier pour notre pays marqué par un retour à l’ordre constitutionnel et la volonté des autorités de consolider la stabilité institutionnelle et économique », a-t-elle déclaré. « Il accompagne une vision, une ambition et des réformes que notre pays a choisies pour construire une économie plus forte, mieux gouvernée et capable de financer progressivement son propre développement. »
Une croissance minière au service du capital humain
Avec la mise en production de l’immense mine de fer de Simandou et les investissements soutenus dans la bauxite, la croissance guinéenne a atteint 7 % en 2025 et devrait dépasser les 8 % en 2026. Une performance économique qui, selon la ministre, doit bénéficier à l’ensemble de la population. « L’enjeu fondamental est de transformer cette croissance portée par l’expansion minière et les investissements dans les infrastructures en une amélioration durable pour notre population », a-t-elle insisté. « Sans une gestion rigoureuse, une telle manne peut accroître les déséquilibres et peut ne pas servir comme on le souhaiterait les populations guinéennes. »
La priorité affichée par les autorités guinéennes est claire : développer le capital humain à travers des investissements massifs dans l’éducation et la santé. Le programme avec le FMI permettrait de renforcer les finances publiques et d’optimiser la rente minière, tout en soutenant les réformes économiques engagées par le gouvernement.



