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Société

Simulation d’une saisie de faux médicaments : 3 militaires risquent gros devant la CRIET (les détails)

Ce jeudi 27 août 2026, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné, une affaire de trafic de produits psychotropes et d’exercice illégal en pharmacie. 5 prévenus ont comparu dans ce dossier, parmi lesquels se trouvent 3 militaires.
Pour complicité d’exercice illégal en pharmacie et abus de fonction et pour avoir, selon le parquet, procédé contre de l’argent à une saisie apparente des produits incriminés, les hommes en uniforme sont actuellement poursuivis.

Lors de la comparution du trio devant la Cour de repression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), ils étaient aux côtés de deux autres prévenus impliqués dans cette affaire. Les militaires ont utilisé leur uniforme pour simuler la saisie de produits psychotropes et pharmaceutiques en dehors du cadre légal, selon le parquet spécial.

Au cours de l’audience, le parquet a expliqué que les hommes en uniforme ont intercepté la cargaison,  procédé à une saisie apparente et ont remis par la suite contre de l’argent les produits aux conducteurs de la marchandise. Toujours selon le parquet spécial, les militaires ont perçu 200.000 FCFA et 300.000 FCFA après la remise des produits.

Les 05 prévenus à la barre ce jeudi, ont rejeté les faits mis à leur charge. Les militaires ont nié tout rapport avec les deux autres prévenus, toutefois selon le parquet, les 5 prévenus sont tous membres d’un forum intitulé « Dieu est grand » et par conséquent, se connaissent. Le ministère public pense que les militaires, ont agi en toute conscience.

Des peines de prison requises

Au terme de sa démonstration, le magistrat a fait ses réquisitions. Selon le rapporte de l’envoyé spécial de Libre Express, le procureur aurait requis 60 mois de prison ferme contre chacun des cinq  prévenus et 2 millions FCFA d’amende. Le parquet a ordonné la confiscation et la destruction des produits saisis.

L’avocat des militaires a plaidé au princial pour la relaxe pure et simple de ses clients.  Au subsidiaire, la défense plaide la relaxe au bénéfice du doute. Selon l’avocat, l’existence d’un groupe ne suffit pas pour dire qu’il y a infraction.

Pour le conseil des prévenus, le ministère public n’a pas tenu compte des procès verbaux pour prendre ses réquisitions. 

Le conseil a désiré produire au dossier judiciaire de nouvelles pièces.  Le dossier est alors reporté au 8 octobre 2026 pour production de nouvelles pièces. A fait savoir l’envoyé spécial de Libre Express.

Yédiya ALLOTCHEMEY

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