Un véritable soulagement, mais aussi un drame. L’armée nigériane a annoncé ce dimanche 7 juin la libération de plusieurs centaines d’otages retenus par Boko Haram dans l’État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, depuis début mars. L’opération, qui a eu lieu samedi, a toutefois été endeuillée par la mort de deux nourrissons.
Une opération minutieusement préparée
Il aura fallu plusieurs « semaines de préparation minutieuse du renseignement » pour accéder à une « enclave lourdement fortifiée » dans le massif de Mandara, à la frontière avec le Cameroun, où étaient retenues ces victimes, a indiqué l’armée nigériane. Les otages libérés sont principalement des femmes et des enfants, kidnappés dans la zone de Ngoshe, dans le sud de l’État de Borno.
C’est dans cette localité qu’avait eu lieu un enlèvement de masse par Boko Haram en mars dernier, au début du ramadan.
Deux nourrissons décédés pendant l’évacuation
Selon Haruna Sani, porte-parole de l’armée nigériane, deux nourrissons sont malheureusement décédés au cours de l’opération de libération. Un drame qui assombrit la joie de cette libération massive.
Le fléau des enlèvements persiste au Nigeria
Le nord du Nigeria est régulièrement confronté aux attaques et enlèvements perpétrés par des jihadistes, mais aussi par des bandes armées appelées « bandits ». Ces dernières semaines, la colère gronde également dans d’autres régions du pays.
Depuis plusieurs jours, des manifestations réclament dans les rues du Nigeria la libération d’une quarantaine d’élèves et de sept de leurs professeurs, kidnappés mi-mai dans l’État d’Oyo – un enlèvement de masse inédit dans le sud-est du pays.



