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Supposée présence de bases militaires au Bénin : Le porte-parole du gouvernement répond aux accusations de Ibrahim Traoré

Malgré la transparence dans la stratégie de lutte contre le terrorisme au Bénin, présentée par le président Patrice Talon dans son discours à l’Assemblée nationale le 8 décembre 2022, ses pays frontaliers continuent de porter des allégations mensongères sur lui. Si c’était le Niger de Abdourahamane Tiani qui était le premier à l’accuser, c’est au tour du président burkinabé Ibrahim Traoré de répéter que le Bénin continue d’accueillir des bases militaires françaises sur son territoire.

Ainsi, à ses allégations, la réaction du porte-parole du gouvernement ne s’est pas fait attendre. Il a réagi avec fermeté en soutenant que ces affirmations de Ibrahim Traoré sont non seulement infondées mais aussi dangereuses, car elles alimentent une désinformation nuisible à la paix régionale. Or nous savons tous que notre pays le Bénin est confronté depuis plusieurs mois à des attaques terroristes qui proviennent pour la plus part des zones frontalières notamment le Niger et le Burkina Faso. Les ripostes de l’armée béninoise ont permis de déjouer plusieurs de ces attaques. Et dans le souci de protéger sa population, le gouvernement de Patrice Talon a, depuis 2022 initié la construction de petites bases opérationnelles avancées dans plusieurs de ses communes frontalières.

Pour le porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbédji, « C’est l’hôpital qui se moque de la charité ». Il a souligné que ces accusations ne servent qu’à semer la rancœur parmi les populations et menacent la coexistence pacifique des peuples de la région. « Le populisme n’a qu’une seule vertu : celle de déplacer les problèmes », a-t-il ajouté, tout en rappelant que tôt ou tard, les populations se rendront compte de la manipulation dont elles sont victimes.

Malgré ces agissements de ses voisins, le gouvernement de Patrice Talon  poursuit sa politique, celle d’assurer la sécurité de ses frontières et appelle ainsi à la responsabilité et à la solidarité régionale pour faire face aux défis communs du terrorisme.

Alassane IMOROU SANDA

Lire l’intégralité de son message

C’est I’hôpital qui se moque de la charité. Les attaques terroristes enregistrées par le Bénin à ce jour, dont la grande majorité a été déjouée par nos Forces de défense et de sécurité, sont l’œuvre de gens venant de l’autre côté de nos frontières avec le Burkina-Faso et le Niger.

C’est d’ailleurs ce qui a amené le Gouvernement du Bénin, dans sa stratégie pour contrer le phénomène, à construire pour compter de 2022, de petits camps militaires appelés bases opérationnelles avancées, dans plusieurs de nos Communes frontalières. Cela, nous ne l’avons pas caché puisque le Président de la République lui-même en a parlé devant l’Assemblée nationale dès le 8 décembre 2022. Voilà que nos frères et voisins, pour des raisons de politique domestique, s’emploient à vouloir faire de nous la source de leurs problèmes.

C’est une tendance pernicieuse, venant de militaires qui connaissent ces camps et leur vocation. Ainsi, après le Niger, c’est au tour du
Burkina-Faso d’emboucher cette trompette nauséeuse de désinformation qui alimente non le patriotisme, mais plutôt la ranccœur des
populations et menace à terme la coexistence
pacifique des peuples. Une chose est certaine, le populisme n’a qu’une seule vertu : c’est de déplacer les problèmes en faisant semblant de les régler.Tôt ou tard, les populations se rendront compte qu’elles ont été abusées.

Wilfried Léandre Houngbédji

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