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Politique

Talon – Wadagni : qui a la meilleure formule ? Un intellectuel répond

Dans l’émission Confidences dans le Noir, le jeune cadre originaire de Parakou, Bilal Yacoubou, est revenu longuement sur son parcours, son engagement citoyen et les rumeurs qui entourent sa soudaine présence sur la scène politique béninoise.

Un parcours entre Paris et Parakou

Bilal Yacoubou se présente d’abord comme un « jeune cadre issu de la diaspora ». Natif de Cotonou, il est originaire du Nord par son père et de Cotonou par sa mère. Après un bac scientifique, il poursuit ses études en France, à Marseille, où il obtient un master en actuariat (ingénierie mathématique et statistique actuarielle), complété plus tard par un master en finance d’entreprise.

Professionnellement, il a travaillé dans un cabinet spécialisé en actuariat, puis dans la direction des risques d’un groupe d’assurance, ensuite en direction financière d’une multinationale, et enfin dans un cabinet d’expertise comptable et de transformation financière.

Famille : un père cadre retraité, une mère médecin

Interrogé sur sa filiation, Bilal Yacoubou révèle que son père, Yacoubou Mohamed, est un ancien haut cadre du Port autonome de Cotonou, aujourd’hui à la retraite. Il précise que son père est le jeune frère de Yacoubou Assouma, ancien ministre de la Fonction publique, bien connu au Bénin. Sa mère est médecin spécialiste en gynécologie, exerçant en France.

Un engagement citoyen, pas une ruse électorale

Présent à Parakou avant les élections, il a multiplié les dons et les soutiens aux populations, sans pourtant figurer sur aucune liste. Certains y voient une stratégie pour se positionner en vue des élections générales de 2033. L’intéressé balaie cette hypothèse :

« Mon ambition n’est pas électorale, que ce soit pour le passé ou pour sept ans. Je n’aurai aucune ambition électorale. Ma seule ambition est d’accompagner le développement de ma localité, de ma circonscription et du pays. »

Il affirme n’avoir reçu aucun mandat du président élu, Romuald Wadagni, qu’il n’a d’ailleurs jamais rencontré.

Pourquoi a-t-il soutenu Romuald Wadagni ?

Deux raisons, selon lui : d’abord, l’audace du président Patrice Talon d’avoir choisi un homme d’une autre génération, Romuald Wadagni. Ensuite, le constat du retard de développement de Parakou, qualifié parfois de « ville d’opposition », et la nécessité d’agir pour replacer la huitième circonscription dans le chemin du développement.

Argent facile ? Il s’explique

Face aux soupçons de « recyclage d’argent facile », Bilal Yacoubou répond calmement :

« Le budget alloué à cette campagne n’est pas des centaines de millions, on en est très loin. Je suis un jeune cadre de la diaspora, j’ai vingt ans de carrière. Mon salaire, mon épargne, mes investissements. 300 euros par mois pendant dix ans, c’est plus de 20 millions de francs CFA. »

Il ajoute que sa mère et son épouse (cadre bancaire) le soutiennent. Il insiste sur le sacrifice personnel :

« Quand quelqu’un prend son épargne, il sacrifie presque l’avenir de ses enfants. Mais chez moi, on m’a appris que donner avec bon cœur, c’est recevoir cent fois plus. »

Rapports avec les doyens de la politique

Interrogé sur ses relations avec Rachidi Gbadamassi, Charles Toko et le ministre Adambi, il affiche respect et gratitude :

« Ce sont mes parents. Ils ont accompagné mes actions. Voir qu’ils n’ont pas brigué de mandats et qu’ils ont fait la promotion des jeunes sur les listes m’a donné un signal fort. Je pense qu’ils sont fiers que la relève soit assurée. »

Un retour définitif ou un passage ?

Ni l’un ni l’autre, répond-il : « Mon engagement n’est pas temporel. Je repars poursuivre mes activités professionnelles, mais je reste très proche de ma circonscription. Au moins deux fois par an, je suis au Bénin. »

L’appel au président Talon

Pour conclure, Bilal Yacoubou remercie le président Patrice Talon :

« Notre génération est fière de lui. Grâce à ce qu’il a accompli, nous marchons fièrement, une narine dilatée et le torse bombé. Je lance un appel : qu’il sache que nous allons l’accompagner sans réserve. »

Il exprime également sa confiance dans la capacité de Romuald Wadagni à réconcilier le Bénin avec ses voisins, malgré la difficulté perçue.

WM

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