La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rendu son verdict ce jeudi 23 juillet 2026 dans l’affaire de trafic de médicaments falsifiés au centre de santé de Toui Gare. Alors que le ministère public réclamait une peine uniforme d’un an de prison pour les trois prévenues, la chambre correctionnelle a choisi la fermeté absolue contre la responsable du centre, tout en disculpant ses exécutantes.
C’est une décision qui envoie un signal fort au corps médical. Reconnue coupable d’abus de fonction et de vente de médicaments falsifiés, la sage-femme et cheffe du centre de santé public de Toui Gare, commune de Ouèssè, département des Collines écope de 5 ans de prison ferme et d’une amende d’un million de francs CFA.
Un jugement particulièrement lourd par rapport aux réquisitions du quatrième substitut du procureur spécial qui, le 4 juin dernier, avait sollicité une peine de 12 mois de prison ferme et 2 millions FCFA d’amende à l’encontre de chacune des mises en cause.
Un bénéfice du doute salvateur pour les aide-soignantes
Dans ce dossier de trafic de produits pharmaceutiques non homologués importés du Nigeria, la Cour a opéré un distinguo clair entre la hiérarchie et les exécutantes : Les deux aide-soignantes relaxées : La Cour leur a accordé le bénéfice du doute. Selon les éléments de l’enquête, bien qu’elles assuraient la vente de ces faux médicaments aux patients au sein de l’établissement public, elles agissaient sous les ordres directs de leur supérieure. Elles lui reversaient l’intégralité des recettes contre une modeste rétribution de 5 000 FCFA chacune.
La responsabilité pleine de la cheffe de centre : En tant que responsable de la structure, la sage-femme alimentait le réseau et fournissait elle-même les stocks illicites au détriment des traitements homologués par le ministère de la Santé.



