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Transparence au Sénégal : Voici les premiers chiffres de la déclaration de patrimoine

Plus de 3 000 responsables et agents publics étaient concernés par l’opération de déclaration de patrimoine lancée par l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac). À la date butoir du 31 juillet 2026, 56 % des personnes assujetties avaient rempli leur obligation. Plusieurs administrations comptent toutefois encore des retardataires.

L’Ofnac a rendu publics, ce mercredi 12 août 2026, les premiers résultats de l’opération. Parmi les personnes concernées figurent des membres du gouvernement, des responsables d’institutions, des magistrats ainsi que des agents de la présidence et des ministères.

Du côté des principales personnalités politiques, aucun membre du gouvernement ne figure sur la liste provisoire des non-déclarants. Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, est également à jour de son obligation déclarative.

La situation reste cependant contrastée dans certaines administrations. L’Ofnac recense notamment 252 agents non déclarants au ministère de l’Intérieur et 247 au ministère de l’Économie. Ces chiffres demeurent provisoires, les personnes concernées disposant encore d’un délai pour régulariser leur situation.

Plus de 1 000 déclarations enregistrées

L’institution note par ailleurs une nette progression du nombre de déclarations. Alors que seulement 114 dossiers avaient été enregistrés en 2024, le compteur atteint déjà 1 023 déclarations en 2026, dont 816 au cours du seul mois de juillet.

Pour le président de l’Ofnac, Moustapha Ka, cette évolution constitue un signal positif en matière de transparence et de probité dans la gestion publique. Selon lui, le respect de ces obligations peut également contribuer à renforcer la confiance des investisseurs et des partenaires économiques.

Les retardataires encore appelés à se mettre en règle

La publication des premières listes ne clôt pas la procédure. Les personnes n’ayant pas encore effectué leur déclaration peuvent toujours régulariser leur situation avant l’établissement de la liste définitive. À défaut, elles s’exposent aux sanctions prévues par les textes, notamment une retenue sur salaire pouvant atteindre 25 % et, dans certains cas, une interdiction d’exercer dans la fonction publique.

L’Ofnac entend ainsi poursuivre le suivi de l’opération afin d’améliorer le taux de conformité et de renforcer la transparence dans l’administration sénégalaise.

François D’Assise BATCHOLA

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