Le 24 mai 2026 restera gravé dans les annales. Ce jour-là, Romuald Wadagni prenait officiellement les rênes du Bénin. Un mois plus tard, le verdict est sans appel : le nouveau président a déjà imprimé sa marque. Diplomatie offensive, gouvernement opérationnel, réformes sociales et sécurité : en trente jours, le chef de l’État a posé les bases d’un septennat ambitieux. Et ceux qui doutaient du choix de Patrice Talon commencent à comprendre : l’ancien président avait vu juste.
Une diplomatie de terrain pour renforcer davantage le poids du Bénin
Dès son investiture, Romuald Wadagni a fait de la diplomatie une priorité. En un mois, il a parcouru la sous-région : Nigeria, Niger, Burkina Faso, Côte d’Ivoire Togo, Sénégal, Mali, et Guinée-Bissau. Huit pays visités en quelques semaines. Une offensive diplomatique inédite, qui a permis de renforcer le dialogue avec des partenaires clés.
Parallèlement, le président s’est rendu à Bruxelles, où il a été reçu par les plus hautes autorités européennes. Une reconnaissance du rôle croissant du Bénin sur la scène internationale.
Réchauffement des liens avec les pays de l’AES : un front commun contre le terrorisme
L’un des faits marquants de ce premier mois est le rapprochement historique avec les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Romuald Wadagni s’est rendu successivement au Niger, Burkina Faso et Mali, trois pays avec lesquels les relations étaient restées un peu tendues ces dernières années. À Niamey, la visite auprès du général Abdourahamane Tiani a relancé les discussions sur la réouverture de la frontière, un dossier stratégique pour l’économie béninoise. À Bamako, les échanges avec le président de la transition, Assimi Goïta, ont permis de jeter les bases d’une coopération renforcée en matière de développement et de sécurité. À Ouagadougou, le dialogue avec le capitaine Ibrahim Traoré a scellé une nouvelle dynamique de confiance.
Ces déplacements témoignent d’une volonté claire : dépasser les divergences pour faire face à une menace commune. Le terrorisme ne connaît pas de frontières. En renforçant le dialogue avec les pays de l’AES, Romuald Wadagni envoie un signal fort : la sécurité du Bénin passe par celle de toute la sous-région. Une vision partagée, qui ouvre la voie à une coopération opérationnelle accrue dans la lutte contre les groupes armés.
Un gouvernement opérationnel et des réformes en marche
Quelques heures après son investiture, Romuald Wadagni a formé un gouvernement de 24 ministres, mêlant anciens collaborateurs et nouveaux visages. Une équipe de combat, opérationnelle dès le premier Conseil des ministres, tenu le 28 mai. Douze ministres conseillers ont également été nommés par la suite pour renforcer la proximité avec les populations et accélérer la réduction des inégalités.
Sur le plan économique, le cap est fixé : éradication de l’extrême pauvreté, régionalisation des politiques publiques, renforcement de la sécurité territoriale. Des mesures sociales fortes ont déjà été annoncées et renforcées par le collectif budgétaire adopté par l’Assemblée nationale à l’unanimité, traduisant la volonté d’un président qui place l’humain au cœur de son action.
Talon avait vu juste
En choisissant Romuald Wadagni comme successeur, Patrice Talon avait fait un pari dont il était le seul à détenir tous les secrets de ce choix. Une continuité en mieux comme il le souhaitait. Un mois après l’investiture, le pari est en passe d’être gagné. Wadagni incarne une nouvelle génération de dirigeants africains : technocrate, pragmatique, ouvert sur le monde. Il a su s’entourer, convaincre et agir.
Le meilleur reste à venir
À cette allure, le Bénin ne peut que progresser davantage. En un mois, Romuald Wadagni a posé des fondations solides. La diplomatie est active, les réformes sont engagées, la machine gouvernementale est en marche. Mais le meilleur reste à venir. Comme il aime à le répéter : « Plus loin, ensemble. » Un slogan qui n’est pas une simple formule, mais une feuille de route. Et ce n’est que le début.
AY



