C’est une nouvelle des plus graves ! Un préfet nigérien et l’ensemble de sa famille ont été tués dans une attaque jihadiste survenue dans la nuit du dimanche 4 au lundi 5 janvier 2026 à Torodi, localité située à environ 50 kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Burkina Faso. Le bilan provisoire fait état d’au moins sept morts.
Selon des sources sécuritaires, les assaillants ont pris pour cible la résidence du préfet, également capitaine de l’armée nigérienne. Malgré un dispositif de sécurité renforcé, les attaquants ont réussi à pénétrer dans l’enceinte avant d’incendier les lieux. Il s’agit d’un fait inédit au Niger, où un préfet est pour la première fois tué dans une attaque jihadiste menée contre sa propre circonscription.
Les assaillants ont ensuite pris la fuite vers l’ouest, emportant trois véhicules appartenant aux forces de défense et de sécurité. Au cours de leur retraite, ils ont également libéré deux détenus placés en garde à vue à Torodi.
La région, placée sous état d’urgence depuis plusieurs mois, accueille plusieurs détachements des forces spéciales. Elle demeure cependant fortement exposée aux violences armées. Ces derniers mois, des dizaines d’écoles ont été fermées dans la préfecture. Plusieurs établissements ont été incendiés et, le 18 décembre dernier, le directeur d’une école de Makalondi a été enlevé. Il est toujours porté disparu.
Face à la persistance de l’insécurité dans la zone du Gourma, de nombreuses populations rurales continuent de fuir vers Niamey ou vers d’autres régions jugées plus sûres, rapporte RFI.
François D’Assise BATCHOLA



