L’esplanade de l’Hôtel Ghana à Grand-Popo a accueilli samedi dernier la sortie médiatique du G6 Développement, une organisation de jeunes cadres et leaders politiques. Objectif : sensibiliser les populations aux enjeux des élections présidentielles d’avril 2026.
L’événement a réuni des personnalités venues du Bénin, d’Afrique et d’Europe, dont l’ambassadeur Magloire Aniambossou, des mouvements soutenant le duo Wadagni-Talata, des têtes couronnées, des élus locaux et de nombreux citoyens du Mono et du Couffo.

Un appel à la continuité
Le maire de Grand-Popo, Carlos Yao Ayikpe, a salué l’initiative. L’ambassadeur Aniambossou a déploré la faible représentativité des cadres béninois dans les instances internationales, tandis que les autorités traditionnelles ont félicité la vision du président Talon et le sens de responsabilité de Djogbénou et Bio Tchané.
Le parrain de l’événement, Luciano Hounkponou, a souligné les réformes courageuses des dernières années : infrastructures modernes, assainissement des finances publiques, amélioration du climat des affaires et rayonnement international du Bénin. « Aucun acquis n’est irréversible, a-t-il prévenu. Le développement exige rigueur, constance et leadership éclairé. C’est dans cette dynamique que s’inscrit le duo Wadagni-Talata. »

Pour lui, le choix de 2026 est stratégique : entre l’incertitude et la consolidation, entre l’improvisation et la continuité maîtrisée. La transition générationnelle doit reposer sur trois piliers : consolidation des acquis, inclusion et justice sociale, stabilité.
Six principes fondateurs
Le président du G6 Développement, Me Éric Adjikou, a rappelé les six principes de ce regroupement : patriotisme, bonne gouvernance, engagement citoyen, leadership de la jeunesse, cohésion nationale et développement durable.
Le secrétaire général, Hervé Ayité, a précisé que l’objectif est d’obtenir un vote record à travers des conférences-débats dans tout le pays. Il a insisté sur le thème de la journée : « Transition générationnelle et responsabilité de construire un Bénin nouveau ».
Consolidation des acquis et identité culturelle
Les communications ont mis l’accent sur l’acceptation du passé politique, la préservation du patrimoine des précédents gouvernants et l’affirmation de l’identité culturelle. Les intervenants ont rappelé l’importance de la décolonisation culturelle amorcée depuis 2016, illustrée par la restitution des trésors royaux et la réhabilitation du Vodoun dans l’espace public.

« Aucun État ne peut se développer durablement en reniant sa culture », ont-ils conclu, avant d’énumérer les piliers de la consolidation des acquis : réformes économiques, modernisation des infrastructures, amélioration de la gouvernance et maintien de la crédibilité internationale.
Les participants sont repartis satisfaits des échanges.
Marturin Codjo



