C’est un coup de tonnerre dans le paysage politique sud-africain. Duduzile Zuma, l’une des filles de l’ancien président Jacob Zuma, a été exclue du MK, le parti politique fondé par son père. Motif : des prises de parole jugées « nuisibles à l’unité et à la cohésion » du mouvement.
Une expulsion qui envoie un signal fort
L’expulsion de Duduzile Zuma est un message clair du MK : aucune tête n’est au-dessus des règles du parti, pas même celle de la fille du fondateur. Accusée d’avoir endommagé l’unité et la discipline, elle a été sanctionnée après de multiples déclarations jugées provocatrices par la direction.
L’une d’elles lui a particulièrement été reprochée : s’être rendue aux funérailles d’un parlementaire MK, alors que le parti lui avait expressément donné la consigne de ne pas y assister.
La réponse cinglante de Duduzile Zuma
Sur son compte X (ex-Twitter), la principale intéressée n’a pas mâché ses mots : « Ils peuvent m’expulser, mais ils ne me retireront jamais mon statut de membre fondateur. » Elle a ensuite dénoncé « des politiciens qui ont détourné le parti », une critique acerbe envers la direction actuelle.
Un déclin déjà amorcé
Ces derniers mois, Duduzile Zuma avait déjà perdu de son influence au sein du MK. Elle avait été contrainte de renoncer à ses activités parlementaires, après des accusations de recrutement de mercenaires pour le compte de la Russie. Elle est également poursuivie pour incitation au terrorisme, en lien avec les émeutes de 2021.
Un soutien inattendu de Julius Malema
Pour l’instant, la fille de l’ancien président n’a pas encore annoncé ses prochains mouvements politiques. En revanche, elle a reçu un soutien immédiat de Julius Malema, le chef de file de l’EFF, un parti proche du MK. Elle l’a remercié publiquement, laissant planer des interrogations sur son avenir politique.



