*Le témoignage qui change tout
Le procès de l’affaire Pierre Urbain Dangnivo a connu un nouveau rebondissement ce vendredi 3 juillet 2026 devant le tribunal de première instance de Cotonou. Après une audience marquée par le témoignage très attendu de l’ancien directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon, la juridiction a décidé de renvoyer le dossier au 8 juillet pour la lecture des pièces et les plaidoiries.
Un témoignage qui relance le débat
Selon Bénin web Tv, l’audience de ce vendredi a été marquée par la comparution de l’ancien patron de la Police nationale, entendu comme témoin à la demande de la défense. A la barre, il a déclaré avoir reçu d’un « informateur professionnel » des renseignements selon lesquels « c’est Isidore Akon qui a tué Pierre Urbain Dangnivo ».
Cette affirmation introduit une nouvelle piste dans un dossier où Codjo Cossi Alofa était jusque-là présenté comme le principal auteur présumé des faits. L’ancien directeur général de la Police a également regretté que « la politique a pris le pas sur la vérité », estimant que la politisation du dossier n’avait pas permis d’aller au bout de certaines investigations.
Un témoin clé prêt à livrer des informations
Il a par ailleurs indiqué qu’une personne toujours en vie pourrait fournir des informations permettant de retrouver Isidore Akon et a demandé à communiquer son identité à la Cour à huis clos. Une déclaration qui pourrait relancer les investigations dans cette affaire vieille de plus de quinze ans.
Un dossier sensible aux multiples rebondissements
Pour rappel, Pierre Urbain Dangnivo, cadre du ministère de l’Économie et des Finances, a disparu en août 2010 alors qu’il rentrait de son lieu de travail à Cotonou. Quelques semaines plus tard, un corps avait été exhumé à Womey, dans la commune d’Abomey-Calavi, mais son identification a été contestée par la famille.
Depuis lors, cette affaire est marquée par des aveux, des expertises controversées, plusieurs suspensions du procès et de nombreux rebondissements judiciaires. Plus de quinze ans après les faits, elle demeure l’un des dossiers les plus sensibles de la justice béninoise.
Prochaine étape : le 8 juillet
Avant la prochaine audience, les avocats des différentes parties disposent jusqu’au mardi 7 juillet 2026 pour transmettre la liste des pièces dont ils souhaitent la lecture devant la juridiction. Le 8 juillet, le tribunal procédera à la lecture de ces pièces avant d’entendre les plaidoiries des avocats, une étape importante dans la suite de cette procédure judiciaire très suivie par l’opinion publique.



