Le Béninois Libéré
Image default
Société

Attaques djihadistes contre le Niger : LES AUTEURS ONT FRAPPÉ HIER, TIANI NIAISE

(Sa jalousie ne voit que Talon)

Alors que les autorités nigériennes ont vivement accusé la Côte d’Ivoire, le Bénin et la France d’être « complices » de l’attaque djihadiste survenue à l’aéroport de Niamey la semaine dernière, une analyse des images et des revendications de l’État islamique (EI) montre un tout autre récit. Les informations et vidéos diffusées par France 24, basées sur des communications de l’EI, mettent en lumière une opération complexe menée par les filières sahélienne et ouest-africaine du groupe terroriste, sans la moindre implication des pays voisins.

Une attaque minutieusement documentée par l’EI

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une vingtaine de motos et au moins un véhicule équipé d’une mitrailleuse lourde ont pris d’assaut la base 101, située au sein de l’aéroport international de Niamey, où sont déployés des drones turcs et des militaires nigériens. L’attaque a été revendiquée par l’État islamique, qui a diffusé des images montrant des hangars endommagés et des combattants parlant arabe, haoussa et kanouri – des langues répandues au Nigeria et dans la région.

Selon l’analyse de France 24, cette diversité linguistique atteste d’une opération conjointe entre la branche Afrique de l’Ouest et la branche Sahel de l’EI, confirmant un transfert de compétences et de combattants intervenu dès octobre dernier. Des drones équipés de vision nocturne ont été utilisés, une capacité technique rare dans la seule filière sahélienne.

Tiani tente de détourner l’attention

Face à cette démonstration de force djihadiste, le gouvernement nigérien a fourni un bilan officiel minimaliste – quatre blessés – tout en pointant du doigt la Côte d’Ivoire, le Bénin et la France. Une accusation qui contraste avec l’absence totale de preuves et la présence avérée de militaires italiens et d’équipements turcs sur les lieux.

Le Bénin, en particulier, se trouve exempt de tout soupçon dans cette affaire. Aucun élément matériel, aucun témoignage ni aucune revendication ne l’associe à l’attaque. Au contraire, l’EI assume pleinement l’opération et en diffuse les détails.

Une escalade sécuritaire qui invalide le récit officiel

La stratégie de diversion des autorités de Niamey est d’autant plus flagrante que le pays a connu, quelques jours seulement après l’attaque de l’aéroport, une nouvelle offensive majeure attribuée à l’État islamique dans la Grande Sahara (EIGS). Dans la matinée du 2 février 2026, le camp de la Garde nationale d’Ayorou (région de Tillabéri) a été pris d’assaut. Selon des sources sécuritaires, l’attaque a coûté la vie à cinq militaires, dont un sous-officier, et fait plusieurs blessés. Les assaillants se sont brièvement rendus maîtres des lieux – surnommés « Guantanamo » – et ont emporté véhicules, armes et munitions.

Cette récurrence et cette intensité des attaques djihadistes, clairement revendiquées et documentées, soulignent la vulnérabilité persistante des installations sécuritaires nigériennes et contredisent directement le discours qui vise à externaliser la responsabilité vers des États voisins.

Un Président dos au mur

En accusant ses voisins et l’ancienne puissance coloniale, le président Tiani semble chercher à créer un ennemi externe pour divertir l’opinion publique nigérienne et masquer les failles sécuritaires internes. Cette stratégie de diversion rappelle les méthodes classiques des régimes en difficulté, mais elle se heurte aujourd’hui à l’abondance de preuves visuelles et testimoniales rendues publiques, ainsi qu’à la réalité d’une insécurité qui frappe à nouveau, quelques jours plus tard, à Ayorou.

La vidéo de l’EI sur Niamey, analysée par France 24, constitue une preuve matérielle irréfutable de l’origine djihadiste de l’attaque. Elle met en évidence la capacité de l’EI à mener des opérations coordonnées au cœur de la capitale nigérienne, à quelques pas du palais présidentiel.

L’impératif de vérité

Alors que le Sahel s’enfonce dans une crise sécuritaire et politique complexe, la désinformation ne fait qu’aggraver les tensions régionales. Les attaques de Niamey et d’Ayorou doivent servir de rappel : face à la menace djihadiste croissante et transfrontalière, la transparence et la coopération régionale sont plus nécessaires que jamais. Le Bénin et la Côte d’Ivoire, loin d’être des complices, pourraient au contraire être des partenaires essentiels dans la lutte contre le terrorisme – à condition que Niamey cesse de les désigner comme boucs émissaires et affronte la réalité de la menace interne.

WM

Articles Similaires

Bénin : Bientôt plus de problème de manque de produits biologiques à usage vétérinaire (les détails)

Akkilou YACOUBOU

Religion : Voici les prières des Évêques du Bénin pour le Pape Léon XIV

Akkilou YACOUBOU

Décès des anciens maires Zannou et Oceni : Joseph Djogbénou salue leur mémoire

Akkilou YACOUBOU

Laisser un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Le Béninois Libéré

GRATUIT
VOIR