(Il oublie que le président Wadagni lui-même est sur le dossier)
Chassez le naturel, il revient au galop. Malgré toutes les réformes et les mesures dont a fait preuve l’ancien président Patrice Talon pour voir la dignité de nos compatriotes rétablie, certains restent toujours attachés à nos mauvaises habitudes.
Pendant que les enquêtes se poursuivent pour élucider les circonstances du drame d’Avakpa à Porto-Novo, où le camion rempli de bidons d’essence kpayo a causé des dégâts, une autorité de la police républicaine se glisse malicieusement dans la procédure pour sauver sa go. De pression en pression, le responsable veut tout faire pour biaiser les données afin que les enquêteurs trouvent des circonstances atténuantes à la propriétaire de la cargaison criminelle. Ce qui laissera démunis la dame dont les marchandises ont brûlé dans l’incendie et le propriétaire de l’immeuble, sachant que, faute de culture de l’assurance au Bénin, ces deux principales victimes n’avaient pas assuré leurs biens.
Mais ce que les fraudeurs oublient, c’est que le président de la République, Romuald Wadagni, avait lui-même appelé au moment des flammes criminelles pour s’enquérir de la situation. Trop proche de ses compatriotes, l’actuel président n’entend pas rater une seule étape de cette procédure d’enquête. Cet incident servira à poursuivre d’autres réformes sur cette vilaine manière de commercialiser un liquide dangereux.
Avis donc aux génies qui pensent faire peser leurs galons pour protéger leur copine.
À suivre.
Aboubakar TAKOU



