(Une mise en garde pour les 150 gardiens des résultats)
À quatre jours des élections législatives, la Cour constitutionnelle a verrouillé son dispositif technique et humain pour garantir l’intégrité du dépouillement. Ce mercredi, une audience plénière spéciale a été tenue pour la prestation de serment solennelle de l’ensemble des acteurs-clés du traitement des résultats, sous l’œil vigilant et la mise en garde sans équivoque de son président, le Professeur Cossi Dorothé Sossa.
Une mobilisation massive pour la transparence
La cérémonie, présidée par le Professeur Sossa entouré de ses conseillers, a vu défiler près de 150 personnes. Au cœur du dispositif, six rapporteurs adjoints – hauts cadres, enseignants d’université et magistrats – désignés conformément à la loi organique. Leur mission : participer aux travaux cruciaux de dépouilllement des résultats du 11 janvier, sans toutefois avoir voix délibérative au sein de la Cour.
Ils étaient entourés du personnel administratif de la Cour et, surtout, de 138 agents recrutés par la société COMTEL Technologie. Ces derniers formeront le bras opérationnel du traitement des données, chargés de la saisie, de la coordination, de la vérification et du contrôle ultime des chiffres qui détermineront la composition de la prochaine Assemblée nationale.
Un serment sous haute tension et haute sécurité
Main droite levée, tous ont juré fidélité, s’engageant à exercer leurs fonctions avec probité, impartialité et loyauté. Un engagement que le Président Sossa a immédiatement placé sous le signe d’une responsabilité absolue et de conséquences rigoureuses.

Dans une déclaration ferme et directe, le gardien de la Constitution a lancé un avertissement sans ambiguïté : « Votre responsabilité est très grave ici. La Cour compte sur vous. Nous espérons qu’il n’y aura pas de parjure, parce que s’il y a parjure, ça va être traité comme tel. » Ce ton martial vise à prévenir toute tentation de fuite ou de manipulation des données dans un contexte électoral tendu.
Pour matérialiser cette vigilance, des mesures de sécurité draconiennes ont été déployées. Fouilles corporelles systématiques, interdiction stricte des téléphones portables et des sacs dans la zone sensible : la Cour constitutionnelle s’est transformée en bunker informatique pour isoler le processus de toute influence extérieure.
Le verrouillage final avant le jour J
En conclusion de cette cérémonie hautement symbolique, le Président Sossa a souhaité plein succès aux nouveaux serments dans leur mission délicate. Il a également adressé ses vœux de Nouvel An à l’assemblée, un moment de civilité avant le marathon électoral à venir.
Avec cette prestation de serment, la plus haute juridiction du pays a officiellement activé son dispositif de réception et de certification des résultats. Le message est clair : tout est prêt pour un dépouillement sécurisé, et toute déviation sera sévèrement sanctionnée. La balle est désormais dans le camp des électeurs et des acteurs politiques pour un scrutin apaisé, avant le début de la phase technocratique et juridique qui décidera de la victoire finale.
WM



