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Société

Coopération institutionnelle : La Cour suprême du Bénin et le CAFRAD renforcent leurs liens

Le mercredi 9 septembre 2026, Victor Dassi ADOSSOU, Président de la Cour suprême, a reçu en audience, le Directeur général du Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (CAFRAD), Dieudonné Koffi ASSOUVI. Leur entretien à porté sur les perspectives d’une coopération renforcée entre la Haute Juridiction béninoise et cette organisation intergouvernementale panafricaine basée à Rabat, en particulier dans les domaines de la formation et du partage d’expériences.

Cette réunion se situe dans la continuité d’une tournée institutionnelle du Directeur général du CAFRAD au Bénin, destinée à présenter l’organisation aux principales institutions du pays et à poser les bases d’une coopération structurée. Avec l’appui du Royaume du Maroc et de l’UNESCO, le CAFRAD est né en 1962 et compte aujourd’hui 45 États membres et intervient dans le renforcement des capacités administratives et institutionnelles.

A l’issue de l’audience, Dieudonné Koffi ASSOUVI a salué la qualité de l’accueil et des échanges avec le Président de la Cour suprême. Il a indiqué que la Haute Juridiction s’est montrée favorable à une coopération concrète avec le CAFRAD, notamment à travers des actions de formation adaptées à ses besoins.

Deux aspects principaux sont ainsi envisagés. Le premier doigte le personnel administratif de la Cour suprême, à travers des formations destinées au renforcement de ses compétences. Le second s’accentuera sur les magistrats et conseillers, avec des actions de formation et d’échanges d’expériences en lien avec leurs missions. Excéder le renforcement des capacités, cette coopération devrait permettre à la Haute Juridiction de tirer profit d’expériences développées dans d’autres espaces institutionnels et juridiques.

L’un des points majeurs des échanges porte en effet sur l’ouverture de la Haute Juridiction aux systèmes juridiques non francophones. Le Président Victor Dassi ADOSSOU souhaite notamment que les magistrats puissent mieux connaître les expériences des pays anglophones, arabophones et lusophones, afin d’élargir leur compréhension des différentes traditions juridiques et d’enrichir les pratiques de la juridiction.

Cette orientation marque une volonté d’ouverture et d’apprentissage à partir d’expériences diversifiées. Elle devrait favoriser une meilleure connaissance des pratiques développées au sein d’autres systèmes juridiques, tout en contribuant au renforcement des compétences et au rayonnement de la Haute Juridiction béninoise.

L’audience aura ainsi permis de poser les premiers jalons d’un partenariat appelé à se concrétiser à travers des actions de formation, de partage d’expériences et de renforcement des capacités, en adéquation avec les priorités de la Cour suprême.

Yédiya ALLOTCHEMEY

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