Le Béninois Libéré
Image default
Société

Derniers hommages à l’épouse du général Bertin Bada : Les adieux de la nation à une victime innocente de la folie du 7 décembre

Les funérailles de l’épouse du général Bertin Bada, tuée lors de l’attaque de leur domicile le 7 décembre 2025, se sont déroulées ce jeudi 15 janvier dans une atmosphère de gravité et d’unité nationale.

Le deuil privé a rencontré le deuil public ce jeudi 15 janvier 2026 au stade MCA d’Akassato. Le Bénin a célébré les obsèques nationales de Dame Berthe Kougblénou, épouse du général Bertin Bada, directeur de cabinet militaire du président de la République, lâchement assassinée à son domicile lors de la tentative de renversement de l’ordre constitutionnel dans la nuit du 6 au 7 décembre 2025.

La cérémonie a réuni l’ensemble des institutions de la République, témoignant de la portée nationale de ce drame. Le président Patrice Talon, accompagné de son épouse et de son fils, les anciens présidents, les membres du gouvernement, les hauts gradés des forces de défense et de sécurité, le corps diplomatique et les dignitaires religieux étaient présents pour partager la peine de la famille Bada.

« Elle était mon centre d’équilibre » : l’hommage déchirant du général Bada

Apparu en tenue civile, loin de l’uniforme du soldat, le général Bertin Bada a livré un témoignage poignant sur sa femme, qu’il a rencontrée en 1982 et épousée en 1989. « Elle était mon épouse, bien plus encore, elle était mon centre d’équilibre et l’amour de ma vie », a-t-il déclaré, la voix brisée par l’émotion. « Elle n’a jamais cessé de marcher à côté de moi dans les épreuves comme dans les réussites. Elle était cette présence discrète mais essentielle, celle qui nous tenait debout. Aujourd’hui, elle m’a été arrachée brutalement. »

Les hommages ont unanimement peint le portrait d’une femme simple, exceptionnelle, profondément dévouée à sa famille et à sa foi au sein de l’Église du christianisme céleste, son « second foyer ».

Une victime innocente d’une violence politique

Les discours ont insisté sur le caractère absurde et politique de ce crime. Berthe Kougblénou est tombée « non pour ce qu’elle avait fait, mais pour ce que représentait son époux, un serviteur de la République », a-t-on rappelé. Sa mort a été décrite comme une « offrande douloureuse pour la paix », transformant une tragédie familiale en symbole national de la lutte pour la stabilité constitutionnelle.

Face à une assistance visiblement émue, le général Bada a néanmoins affirmé sa résilience et sa foi : « Je me sens encore plus solide, pas brisé. Je me sens assez fort pour continuer… et à mieux faire mon travail. »

De la douleur à la mémoire collective

La cérémonie a dépassé le cadre du simple adieu pour devenir un moment de consolidation de la mémoire collective et de l’unité nationale. « Le Bénin n’oubliera pas », a-t-on affirmé, promettant que le souvenir de Berthe Kougblénou resterait à jamais associé à « l’exigence de paix, de justice et de préservation de l’ordre constitutionnel ».

La native de Porto-Novo a été inhumée au cimetière d’Adjagbo, à Abomey-Calavi. Par cette journée de recueillement solennel, le pays tout entier a accompagné une famille dans sa peine tout en réaffirmant son rejet de la violence et son attachement aux institutions républicaines.

MM

Articles Similaires

Bénin : Les étudiants de la Fllac/Uac de nouveau en assemblée générale ce jour

Akkilou YACOUBOU

Bénin : Un jeune garçon meurt par asphyxie à Sèmè-Podji

Arnaud KOUMONDJI

Extorsion à Abomey-Calavi : La justice confirme la condamnation de deux agents de sécurité en appel

Akkilou YACOUBOU

Laisser un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Le Béninois Libéré

GRATUIT
VOIR