Le verdict de la Haute Cour de l’État de Cross River marque un tournant dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique nigériane. En effet, un pasteur de 51 ans a été condamné à la peine de mort par pendaison pour le meurtre de sa fille de 16 ans, accusée de sorcellerie malgré sa vulnérabilité liée au syndrome de Down.
Selon les éléments retenus par la justice, Ubong Bassey Etim comme c’est de lui qu’il s’agit, a été reconnu coupable du meurtre de sa fille, Deborah Bassey, décédée le 15 février 2025. L’adolescente, qui vivait avec le syndrome de Down, aurait été victime d’accusations de sorcellerie avant d’être tuée.
Le jugement a été prononcé le 20 juillet 2026 par la Haute Cour de l’État de Cross River, siégeant à Calabar. Après avoir examiné les preuves produites au procès, la juge Blessing Egwu a estimé que l’accusation avait démontré la culpabilité de l’accusé au-delà de tout doute raisonnable. Elle a, en conséquence, prononcé la peine capitale par pendaison.
Cette décision a été largement saluée par plusieurs organisations de défense des droits de l’enfant. La Basic Rights Counsel Initiative (BRCI) considère ce verdict comme un message fort contre les accusations de sorcellerie visant les enfants, un phénomène qui continue d’alimenter des actes de violence dans certaines régions du Nigeria.
Au-delà de la condamnation d’un homme, cette affaire remet en lumière la nécessité de renforcer la protection des enfants les plus vulnérables et de lutter contre les croyances qui continuent de justifier des violences graves. Pour les défenseurs des droits humains, ce verdict constitue une avancée judiciaire, mais le combat contre les accusations de sorcellerie et les abus envers les enfants restent loin d’être terminé.
Alassane IMOROU SANDA



