L’innocence a été sauvagement brisée à Dassa-Zoumè. Samikpo Eugène Houégnon a été reconnu coupable d’atteinte sexuelle sur un nourrisson de 14 mois. Un dossier glaçant qui a conduit la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) à prononcer une sentence ferme, rappelant l’urgence de briser l’omerta face aux prédateurs.
Le 30 juin 2022 reste une date gravée dans le sang et la douleur pour une mère de famille à Dassa-Zoumè. Profitant de quelques heures d’absence de celle-ci, Samikpo Eugène Houégnon, le compagnon de la mère, a commis l’irréparable sur la fille de cette dernière : un nourrisson de 14 mois à peine.
C’est au retour de la mère que l’horreur est apparue. En récupérant son enfant, elle découvre que le bébé saigne abondamment de l’entrejambe. Le certificat médical, sans appel, confirmera plus tard un traumatisme sévère des organes génitaux de la petite victime.
Un profil de prédateur récidiviste
L’enquête a rapidement révélé que cet acte n’était pas un incident isolé. Samikpo Eugène Houégnon, surnommé désormais le « prédateur de Dassa-Zoumè », n’en était pas à son premier coup d’essai. Des témoignages de nièces et d’autres fillettes de la maison font état d’avances déplacées et d’intrusions nocturnes répétées dans les chambres des enfants. Malgré de nombreux signaux d’alerte, le silence avait jusque-là protégé l’agresseur.
Le verdict de la CRIET
Condamné en première instance à 10 ans de réclusion, le prévenu avait interjeté appel. Statuant à nouveau sur ce dossier de pédocriminalité, la CRIET a rendu son arbitrage final. Samikpo Eugène Houégnon est condamné à 7 ans d’emprisonnement, dont 5 ans ferme. Il devra également s’acquitter d’une amende d’un million de francs CFA et verser 500 000 francs CFA de dommages et intérêts à la victime.
Briser l’omerta pour protéger nos enfants
Ce dossier, soutenu par l’Institut National de la Femme (INF) et le ministère public, met en lumière la dangerosité du silence. Comme le rappelle Flore Djinou, Secrétaire Exécutive de l’INF : « Le comportement d’un prédateur se nourrit de l’omerta. Face à de tels signaux, se taire, c’est devenir complice. »



