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Société

Inhumation de Fariath Orou Baré épouse Gbadamassi : Le combat d’une amazone jusqu’au dernier souffle

(À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons)

Le ministre conseiller Rachidi Gbadamassi traverse une épreuve douloureuse suite au décès de son épouse, la reine mère Fariath Orou Baré Gbadamassi, survenue des suites d’une courte maladie.

Figure emblématique de l’engagement politique féminin à Parakou et dans l’ensemble du Borgou, la défunte laisse le souvenir d’une femme de conviction, de loyauté et de combat. Pendant plus de vingt ans, elle a présidé avec détermination les femmes amazones du Bloc républicain, comptant parmi les pionnières ayant contribué à l’implantation et au rayonnement du parti dès ses premières heures.
Sur le terrain, Fariath Orou Baré Gbadamassi s’est distinguée par une capacité exceptionnelle de mobilisation, notamment auprès des femmes. À Parakou, son engagement constant et sa proximité avec les populations faisaient d’elle une référence incontournable. Encore récemment, durant la campagne présidentielle, elle s’est illustrée aux côtés de son époux en mobilisant des milliers de femmes en faveur du duo Wadagni–Talata, honorant ainsi la promesse d’une participation massive qu’elle avait portée avec conviction.

Femme de foi, profondément attachée aux valeurs de l’islam, elle était affectueusement appelée Azia, en référence à l’accomplissement du cinquième pilier de l’islam, le pèlerinage à La Mecque, à l’instar de son époux.
Rappelée à Dieu le vendredi 17 avril 2026, jour béni dans la tradition musulmane, Azia Fariath Orou Baré Gbadamassi a rejoint la félicité éternelle. Malgré les efforts consentis pour la sauver, la volonté divine en a décidé autrement, rappelant le caractère inéluctable du destin humain.

À l’annonce de son décès, une foule nombreuse s’est rassemblée dans la soirée au domicile du ministre conseiller à Parakou, témoignant de l’empreinte profonde laissée par la défunte. Sous la direction de l’imam de la grande mosquée de Parakou, Yousouf Wakaiya, des prières ont été dites conformément aux rites musulmans, dans un climat de recueillement et de solidarité.

La prière achevée, une longue procession s’est formée en direction du cimetière musulman de Parakou pour l’inhumation. Malgré la nuit, la mobilisation est restée forte, traduisant l’attachement des populations à celle qui aura marqué son époque.
Au cimetière, toujours sous la conduite de l’imam Wakaiya, les dernières prières ont été prononcées afin de confier son âme à Allah et son corps à la terre. Parents, proches et collaborateurs ont unanimement salué la mémoire d’une femme engagée, évoquant l’immense perte et le vide qu’elle laisse derrière elle.
Avec la disparition de la reine mère Fariath Orou Baré Gbadamassi, c’est une voix influente, une force mobilisatrice et un symbole de l’engagement féminin qui s’éteignent. Son héritage, fait de foi, de détermination et de dévouement, continuera d’inspirer durablement.

Qu’Allah, dans Son infinie miséricorde, lui accorde le repos éternel et apporte réconfort à sa famille, notamment à son époux, à son fils, à sa mère, ainsi qu’à l’ensemble de ses proches et de ses compagnons de lutte.

Arnaud KOUMONDJI

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