Le Béninois Libéré
Image default
Société

Inondations à Cotonou : Les explications de la SIRAT

Après les inondations causées par la pluie diluvienne de mercredi dernier dans la ville de Cotonou et ses environs, une conférence de presse s’est tenue ce jeudi 7 mai 2026 à la salle de conférence du siège de la Société des Infrastructures Routières et de l’Aménagement du Territoire (SIRAT), situé à côté du palais des congrès de Cotonou.

En introduction, le Directeur général de la SIRAT, M. I. Ranti AKINDES, a expliqué que, selon les données météorologiques, 173 mm (soit 17,3 cm d’eau) sont tombés en l’espace de trois heures. Ce volume est largement supérieur à la moyenne enregistrée les années précédentes, qui était d’environ 13 cm sur un mois. Par exemple, les données de 2023 montrent une quantité d’eau de 10,5 centimètres pour les mois de mai et juin.

« Cette intempérie a conduit à l’engorgement des routes de certains quartiers, à des difficultés de circulation et de mobilité des populations, sans oublier les inondations des habitations et des quartiers comme Saint Rita, Agontinkon, Vêdoko, Akogbato, Gbégamey, Akpakpa et autres. Mais il faut rappeler qu’au bout de deux heures, cette situation s’est rapidement résolue, et la plupart des axes structurants ont été dégagés de toute eau en l’espace d’une heure. Progressivement, l’eau s’est retirée de la plupart des axes où les travaux ont été engagés et réalisés à la demande du ministère du Cadre de vie et du gouvernement », a souligné le Directeur général de la SIRAT.

Il convient également de rappeler que les travaux d’assainissement en cours à travers Cotonou – comme les programmes pluvial d’assainissement de la ville, d’asphaltage et de reprise des routes – ainsi que l’occupation anarchique de certaines trajectoires d’eau par des populations ou des zones naturellement inondables peuvent être à l’origine de ce qui s’est produit.

Selon le Directeur général du Pôle d’Aménagement Urbain et d’Assainissement de la SIRAT, qui s’est montré plus technique dans son intervention, il n’y a pas de surprise : dans la réalisation des travaux terminés comme de ceux en cours, ces types de situations sont prévus sur des périodes de 10, 20, 30, 40 ou 50 ans, notamment dans le cadre de l’élargissement des caniveaux et des collecteurs d’eaux. « Surtout dans la ville de Cotonou, pour les ouvrages d’assainissement, nous avons pris une période de retour pour les dimensionner. C’est ce qui a permis la disparition de l’eau deux heures après la cessation de la pluie », a martelé François AGOMADJE.

Quant au coordonnateur du programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou, M. Oswald GANGBO, il a indiqué que certains travaux prendront fin en 2027 et d’autres en 2028, ce qui fera diminuer considérablement les effets des inondations.

En définitive, il faut noter que même après l’achèvement des travaux en cours, d’autres phases d’assainissement (phases B et C) pourraient voir le jour. C’est donc progressivement que les choses rentreront dans l’ordre. Le DG de la SIRAT n’a pas manqué de remercier la Société de Gestion des Déchets Solides (SGDS) pour ses travaux de curage des caniveaux, ainsi que la police républicaine qui les aide à déloger les populations réoccupant les espaces dès que les travaux sont achevés dans les quartiers d’Akogbato et autres.

Modeste ALLAKPEZOUN

Articles Similaires

Bénin : 47 ans après l’attaque du pays par les mercenaires, les FAB rendent hommage

Arnaud KOUMONDJI

Conflit éleveurs-agriculteurs : Quelles sanctions pour la fin de ce phénomène ?

Vignon Justin ADANDE

Polémiques inutiles sur l’installation du nouveau maire de Djougou : Les bénédictions et l’appel au rassemblement du roi Kpétoni Koda VI

Akkilou YACOUBOU

Laisser un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Le Béninois Libéré

GRATUIT
VOIR