(Les filles sont trop sales)
TikTok n’aurait pas reçu cet accueil des dieux s’il n’avait pas introduit ses différents filtres qui transforment des moches en princesses de contes de fées. On reconnaît toujours au génie inventeur de ce réseau social qu’il a le mérite de donner de la fierté à la femme.
Même les plus timides, tombant aujourd’hui amoureuses de leur propre image passée à la magie des filtres, deviennent des bêtes de scène. Les élans de prostitution sont aussi là comme une maladie, l’addiction du moment. Toute chose qui a donné lieu à une nouvelle forme d’économie très florissante que les services fiscaux de la république du Bénin doivent vite prendre en compte pour grossir l’assiette fiscale nationale. TikTok est un grand marché numérique qui draine, rien que sur l’espace béninois, des centaines de milliards. Il est surtout le restaurant des hommes mariés qui, fuyant la routine conjugale, peuvent se choisir, sans autre intermédiaire, une compagne du soir contre juste un peu de sous. La seule exigence étant de tenir compte de la magie des filtres pour ne pas se retrouver nez à nez avec la mauvaise graine lors du rendez-vous physique.
Et c’est pourquoi il importe de prier, voire même d’exiger de ces filles, un minimum : l’hygiène. On ne fait pas la prostitution sans HYGIÈNE. C’est d’ailleurs la clé. La condition pour faciliter le job. Le pire se voit au niveau des vendeuses d’habits. Ces filles doivent porter les habits qu’elles proposent. Mais certaines d’entre elles y laissent de leur sueur, de leurs odeurs corporelles et mille bactéries. Certaines, qui se la jouent en filles branchées, les portent même sans slip. Pour des filles traînant des infections sexuelles pour la plupart (96%), on peut imaginer la suite. Les pauvres clientes n’achètent plus seulement des combinaisons, des pantalons et autres. Elles achètent surtout des bactéries et autres virus têtus. Les centres de santé en savent quelque chose. La pauvre responsable de Chadé store en paye le prix fort. Elle est toujours obligée de jeter certains habits. Après l’essayage de quelques clientes qui se comportent comme des truies avec des odeurs capables d’alimenter un brûleur à gaz domestique pendant des jours, celles-ci salissent la marchandise. On doit exiger de ces clientes une vraie douche avant ces essayages. La santé de tout le monde en dépend.
Ces filles sont sales comme si elles n’avaient jamais eu de maman pour leur prodiguer ce minimum d’hygiène indispensable dans l’industrie du sexe. Car TikTok est devenu au Bénin une grosse industrie du sexe, évidemment bas de gamme. Il va falloir dénoncer ces camions de bactéries pour le bon plaisir des hommes mariés que nous sommes. Heureusement que des sérieux comme nous autres, n’avons d’yeux que pour nos épouses.
Aboubakar TAKOU



