Au Niger, les autorités de transition veulent mettre de l’ordre dans le secteur immobilier. Un décret signé par Abdourahamane Tiani instaure désormais des plafonds pour les loyers des logements à usage d’habitation sur tout le territoire.
Entré en vigueur le 22 avril 2026, ce texte concerne surtout les habitations de type F2 et F3. Les logements plus spacieux, comme les F4 et F5, ne sont pas pris en compte. Cette mesure vise à limiter la hausse excessive des loyers observée dans plusieurs localités du pays.
Le nouveau dispositif repose sur plusieurs éléments, dont le coût de construction, le niveau de confort, les services offerts, la zone géographique et les revenus des ménages.
Dans les quartiers résidentiels, les loyers des F2 sont désormais fixés entre 20 000 et 40 000 FCFA. Ceux des F3 varient entre 45 000 et 80 000 FCFA. En zones traditionnelles, les prix vont de 15 000 à 60 000 FCFA selon les caractéristiques des logements.
Le décret précise aussi que toute augmentation de loyer ne peut dépasser 10 %, sauf en cas d’amélioration réelle du logement.
Les autorités ont également prévu des sanctions pour les contrevenants. Les propriétaires qui ne respectent pas les règles, notamment en donnant de fausses informations ou en ne déclarant pas les contrats de bail, risquent des peines de prison de cinq à quinze jours, ainsi que des amendes allant jusqu’à 99 000 FCFA.
Les bailleurs qui appliquent des loyers au-dessus des plafonds encourent des peines pouvant atteindre trente jours d’emprisonnement.
Autre point important, les locataires sont aussi concernés. Ceux qui acceptent de payer des loyers non conformes, ainsi que leurs complices, peuvent également être sanctionnés.
Avec cette réforme, les autorités nigériennes cherchent à mieux réguler le marché locatif et à protéger les citoyens contre la cherté des logements.
Fallone CHABI-BONI



