(..Pour que plus aucun Béninois ne meure désormais faute de soins aux urgences)
Le Conseil des ministres du mercredi 3 juin 2026, présidé par le chef de l’État Romuald Wadagni, a adopté une mesure majeure dans le domaine de la santé. Une dotation d’un milliard de francs CFA est immédiatement constituée pour accompagner les hôpitaux publics dans la constitution de stocks d’intrants nécessaires à la mise en œuvre de la prise en charge systématique des urgences vitales.
Concrètement, toutes les formations sanitaires publiques du Bénin, sur l’ensemble du territoire national, seront désormais en mesure de prendre en charge, de manière diligente et sans conditionnalité préalable, tout patient dont le pronostic vital est engagé.
Fin des refus aux urgences
Jusqu’ici, de nombreux patients ou leurs familles devaient avancer des frais, parfois lourds, avant toute prise en charge d’urgence, ce qui pouvait entraîner des retards dramatiques, voire des décès évitables. Avec cette réforme, plus aucun Béninois ne pourra être refusé aux urgences vitales, quel que soit son lieu de résidence ou sa capacité à payer immédiatement.
Les hôpitaux publics recevront les moyens nécessaires (médicaments, consommables médicaux, produits sanguins, oxygène, etc.) pour faire face à ces situations sans rupture de stock.
Une mesure phare du projet de société du président Wadagni
Cette décision s’inscrit dans la traduction concrète des engagements du chef de l’État en matière de protection sociale et de renforcement du capital humain. Elle complète d’autres annonces sociales faites lors du même Conseil :
• 10 milliards FCFA pour l’accès à l’eau et à l’électricité dans les centres de santé publics ;
• L’accélération du programme de supplémentation nutritionnelle des 1 000 premiers jours de l’enfant.
Un financement inclus dans le budget rectificatif
L’enveloppe d’un milliard FCFA s’inscrit dans le projet de loi de finances rectificative pour la gestion 2026, transmis à l’Assemblée nationale. Le budget total de l’État passerait à 4 086,6 milliards FCFA, en hausse de 8 %, avec une baisse des dépenses de personnel (−9,8 %) mais une hausse des investissements (+8,5 %).
Pour le gouvernement, l’objectif est clair : faire de la santé un droit effectif pour tous, en commençant par sauver des vies là où chaque minute compte.
WM



