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Politique Takou

Polygamie à trois autour de Talon et Wadagni : AYADJI OU LA RESILIENCE A TOUTES LES PLAIES DE LA POLITIQUE

La polygamie simple, qui voit deux épouses autour d’un même homme, est déjà un calvaire pour les femmes. Imaginez que ce soit de trois femmes autour d’un même homme, qu’il s’appelle Patrice Talon ou Romuald Wadagni. L’arsenal juridique béninois n’a pas eu tort d’épargner à la femme béninoise ce calvaire. Et c’est malheureusement ce que vivent le président Jacques Ayadji et le Moele-Bénin depuis la dissolution du parti de Claudine Prudencio dans l’Up-R, comme un simple comprimé effervescent.

La brave patronne du parti Renaissance Nationale (RN) avait fini par céder au diktat des deux grosses machines de la mouvance présidentielle. Jacques Ayadji était aussi invité à boire de ce poison pour qu’on en finisse. Mais la foi en l’union, tout en gardant sa légitimité, a fait du Moele-Bénin et de son président l’alliage qui refuse de fondre quand le fer a déjà dit son dernier mot. Jacques Ayadji résiste pour garder son identité aux côtés des présidents Abdoulaye Bio Tchané et Joseph Djogbénou dans l’élection du candidat de la continuité. Mais pas sans en avoir payé le prix.

Mépris à peine voilé de la plupart des responsables à qui il a refusé l’offre de dissolution, consigne donnée à certains médias de sucrer ses images lors des passages du candidat, omission sciemment faite de ses prises de parole lors des meetings : le président Jacques Ayadji a dû boire jusqu’à la lie les développements de toutes les stratégies mises sur pied par les grands pour le punir.

Mais le numéro 1 du Moele-Bénin a deux principales raisons de tenir le coup. Il sait que son leader, le président Talon, le porte bien et voue une admiration profonde pour son engagement en faveur de l’union, dans un écosystème où toutes les parties prenantes portent leur singularité au grand bloc.

Même sentiment chez son frère, le président élu Romuald Wadagni. Mais, comme le disait feu le président Félix Houphouët-Boigny, « L’eau qui tombe goûte par goûte finit par percer la roche la plus dure. » Si les présidents Talon et Wadagni ne mettent pas un coup de frein à cette dictature des plus forts contre les plus jeunes, la continuité pourrait bien en souffrir avec le temps.

Car aller plus loin est une ambition. Y aller ensemble devrait être la règle, la condition. Le duo Wadagni-Talata a fait campagne autour du slogan « Plus loin ensemble », qui a enflammé toute la jeunesse béninoise. Et ces jeunes veulent voir ce concept devenir un axiome dans notre pays.

À suivre.

Aboubakar TAKOU

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