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Politique

Qui pour mieux gérer ce Sénat ? Koovi dévoile son choix

(« S’il est un sénateur dont le parcours invite à la réflexion, c’est bien… »)

Alors que le Bénin s’apprête à installer son Sénat, une institution appelée à devenir l’un des piliers de l’architecture constitutionnelle, le débat sur la présidence de cette nouvelle chambre s’intensifie. Faut-il privilégier l’expérience, la connaissance de l’État et la stature institutionnelle, ou rechercher avant tout un symbole de renouvellement ?

Pour Dr Bertin Koovi, économiste et président du bureau provisoire du Rassemblement du Peuple Béninois pour le Développement (RPB-D), la réponse est claire.

« S’il est un sénateur dont le parcours invite à la réflexion, c’est bien Patrice Talon »

Dans une tribune publiée ce jeudi, Dr Bertin Koovi prend position en faveur de l’ancien président de la République, Patrice Talon, pour assumer la présidence du Sénat. Son argumentaire repose sur une conviction : l’expérience exceptionnelle de l’ancien chef de l’État constitue un atout déterminant pour cette institution naissante.

« L’ancien Président de la République n’est pas un homme politique ordinaire. Pendant dix années à la tête de l’État, il a conduit des réformes qui ont profondément transformé les institutions, l’administration publique et les infrastructures du pays », rappelle l’économiste. Une réalité qu’il juge difficilement contestable : « rares sont les responsables publics béninois qui possèdent une connaissance aussi approfondie des rouages de l’État ».

Le Sénat : une institution qui exige de la sagesse et du recul

Pour le Dr Koovi, le Sénat n’est pas une institution comme les autres. « Il ne lui est pas demandé de gouverner. Il lui revient de garantir la continuité institutionnelle, d’éclairer le débat public par la sagesse, l’expérience et le recul », écrit-il. Dans cette perspective, Patrice Talon présente un profil singulier. « Qui mieux qu’un ancien chef d’État peut comprendre les interactions entre les institutions, les exigences de la stabilité constitutionnelle et les défis auxquels un pays est confronté dans un environnement régional et international en constante évolution ? », interroge-t-il.

L’auteur de la tribune insiste sur la portée historique de ce premier mandat : « Le premier président du Sénat aura une responsabilité historique : il ne présidera pas seulement des séances, il contribuera à définir la culture, les pratiques et l’autorité de cette nouvelle institution ». Une mission qui, selon lui, exige une expérience stratégique pour poser les bases d’une institution durable.

Une crédibilité internationale au service du Bénin

Au-delà de son parcours national, Dr Koovi souligne que Patrice Talon bénéficie d’une crédibilité acquise sur la scène internationale. « Les chefs d’État, les partenaires économiques et les institutions internationales le connaissent. Cette reconnaissance peut renforcer le rayonnement du Sénat et contribuer au développement d’une diplomatie parlementaire utile aux intérêts du Bénin », estime-t-il.

Le débat mérite d’être mené avec sérénité

L’économiste reconnaît les craintes que peut susciter la présence d’un ancien président à la tête du Sénat. « Certains craignent qu’un ancien Président de la République n’exerce une influence politique trop importante », admet-il. Mais il rappelle que « dans un État de droit, la force d’une institution réside moins dans la personnalité de son président que dans le respect de la Constitution, des lois et des contre-pouvoirs ».

Il cite d’ailleurs l’exemple de plusieurs démocraties qui ont confié d’importantes responsabilités institutionnelles à d’anciens chefs d’État, précisément pour accompagner les périodes de transition et de consolidation.

Le choix appartient aux sénateurs

Dr Koovi tient à préciser que sa tribune « n’a pas vocation à orienter leur vote », mais à rappeler qu’« au-delà des sensibilités politiques, une question essentielle demeure : quelle personnalité offre aujourd’hui les meilleures garanties pour installer durablement une institution nouvelle, lui donner son autorité, son prestige et sa crédibilité ? »

« Le débat est ouvert. Il mérite d’être mené avec sérénité, respect et hauteur de vue. Car, au-delà des hommes, c’est la solidité des institutions de la République qui est en jeu », conclut-il.

AY

Cotonou le 06 août 2026.

Patrice Talon à la tête du Sénat : l’expérience au service de la République

Au moment où le Bénin installe son Sénat, une institution appelée à devenir l’un des piliers de son architecture constitutionnelle, une question s’impose : faut-il privilégier l’expérience, la connaissance de l’État et la stature institutionnelle, ou rechercher avant tout un symbole de renouvellement ?

Le débat est légitime. Il mérite mieux que des postures partisanes.

S’il est un sénateur dont le parcours invite à la réflexion, c’est bien Patrice Talon.

L’ancien Président de la République n’est pas un homme politique ordinaire. Pendant dix années à la tête de l’État, il a conduit des réformes qui ont profondément transformé les institutions, l’administration publique et les infrastructures du pays. On peut discuter certaines décisions, les approuver ou les critiquer. C’est le propre de toute démocratie. Mais une réalité demeure difficilement contestable : rares sont les responsables publics béninois qui possèdent une connaissance aussi approfondie des rouages de l’État.

Or, le Sénat n’est pas une institution comme les autres. Il ne lui est pas demandé de gouverner. Il lui revient de garantir la continuité institutionnelle, d’éclairer le débat public par la sagesse, l’expérience et le recul.

Dans cette perspective, Patrice Talon présente un profil singulier.

Qui mieux qu’un ancien chef de l’État peut comprendre les interactions entre les institutions, les exigences de la stabilité constitutionnelle et les défis auxquels un pays est confronté dans un environnement régional et international en constante évolution ?

Le premier président du Sénat aura une responsabilité historique : il ne présidera pas seulement des séances, il contribuera à définir la culture, les pratiques et l’autorité de cette nouvelle institution. Les premières décisions, les premiers arbitrages et les premières traditions laisseront une empreinte durable.

C’est précisément dans ces moments fondateurs que l’expérience devient un avantage stratégique.

Au-delà de son parcours national, Patrice Talon bénéficie d’une crédibilité acquise sur la scène internationale. Les chefs d’État, les partenaires économiques et les institutions internationales le connaissent. Cette reconnaissance peut renforcer le rayonnement du Sénat et contribuer au développement d’une diplomatie parlementaire utile aux intérêts du Bénin.

Certains craignent qu’un ancien Président de la République n’exerce une influence politique trop importante. Cette interrogation mérite d’être entendue. Mais elle ne saurait occulter une évidence : dans un État de droit, la force d’une institution réside moins dans la personnalité de son président que dans le respect de la Constitution, des lois et des contre-pouvoirs.

L’histoire montre d’ailleurs que plusieurs démocraties ont confié d’importantes responsabilités institutionnelles à d’anciens chefs d’État ou à des personnalités de très grande expérience, précisément pour accompagner les périodes de transition et de consolidation.

Le choix du président du Sénat appartient exclusivement aux sénateurs. Il leur revient, en leur âme et conscience, d’apprécier les qualités de chacun des vingt-cinq membres de cette institution.

Cette tribune n’a donc pas vocation à orienter leur vote. Elle entend simplement rappeler qu’au-delà des sensibilités politiques, une question essentielle demeure : quelle personnalité offre aujourd’hui les meilleures garanties pour installer durablement une institution nouvelle, lui donner son autorité, son prestige et sa crédibilité ?

À cette question, beaucoup répondront différemment. D’autres considéreront que l’expérience exceptionnelle de Patrice Talon constitue un atout déterminant.

Le débat est ouvert. Il mérite d’être mené avec sérénité, respect et hauteur de vue. Car, au-delà des hommes, c’est la solidité des institutions de la République qui est en jeu.

Dr Bertin KOOVI

Économiste – Docteur en économie fondamentale et en psychologie de la communication

Président du  bureau provisoire du Rassemblement du Peuple Béninois pour le Développement (RPB-D)

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