Au Sénégal, une proposition de réforme parlementaire sera prochainement étudiée afin de lutter contre l’absentéisme des députés. La Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains se réunit ce mercredi 6 mai 2026 pour analyser un projet de loi organique prévoyant des sanctions progressives à l’encontre des élus régulièrement absents sans motif valable.
Le texte, enregistré sous le numéro 10/2026, propose une révision de l’article 118 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il met en place un système de sanctions graduées selon le nombre d’absences non justifiées.
Concrètement, un député comptabilisant six absences en séance plénière verrait son indemnité réduite de moitié. À huit absences, celle-ci serait totalement suspendue. Au-delà de dix absences sans justification, la réforme prévoit la constatation de la perte automatique du mandat.
L’examen du projet se déroule dans la salle Marie Joséphine Diallo, au sein du nouveau bâtiment de l’Assemblée nationale à Dakar. Après son passage en commission, le texte devrait être soumis aux députés en séance plénière le vendredi 8 mai.
Présentée comme une mesure destinée à améliorer la présence et la participation des élus aux travaux parlementaires, cette réforme avait été déclarée recevable le 9 avril par la présidence de l’Assemblée nationale. Elle a depuis été retravaillée avant son inscription à l’ordre du jour.
En parallèle, la modification de l’article 118 pourrait également toucher certaines règles relatives aux incompatibilités de fonctions, même si ces dispositions ne sont pas encore détaillées.
Dans un contexte marqué par plusieurs réformes institutionnelles, ce projet s’ajoute aux débats déjà en cours au sein de l’hémicycle. La question de l’assiduité des députés reste un sujet sensible et largement discuté.
Fallone CHABI-BONI



