En France, la canicule exceptionnelle qui frappe le pays depuis le 24 juin a déjà entraîné près de 1 000 décès supplémentaires, selon un premier bilan provisoire publié par Santé publique France (SPF).
L’agence précise toutefois que ces chiffres sont partiels et sous-estiment la mortalité réelle, car ils reposent uniquement sur les certificats électroniques de décès, qui couvrent environ 60 % de la mortalité nationale.
Les régions placées en vigilance rouge, notamment l’Île-de-France, la Nouvelle-Aquitaine, la Bretagne, le Centre-Val de Loire, la Normandie et les Pays de la Loire, sont les plus touchées. Les personnes âgées de 65 ans et plus demeurent les principales victimes, avec une hausse marquée des décès à domicile.
Si cet épisode est considéré comme plus intense sur le plan météorologique que la canicule de 2003, qui avait causé près de 15 000 morts, les autorités sanitaires estiment qu’il est encore trop tôt pour établir un bilan définitif. Le gouvernement juge toutefois peu probable que la surmortalité atteigne le niveau observé en 2003, tout en reconnaissant que les effets de la chaleur pourraient continuer à se faire sentir dans les prochains jours.
Santé publique France publiera des données consolidées dans les semaines à venir afin d’évaluer avec précision le nombre de décès directement attribuables à cette vague de chaleur.
François d’Assise BATCHOLA



